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Ma.142 - La kyphoplastie : une alternative aux fractures trans-corporéales dans le cadre d’une spondylarthrite ankylosante (SA)
J Melchior (1); D Loeuille (1); M Louis (1); A Blum (1); I Chary Valckenaere (1); A Desvignes (1); - (1) Vandoeuvre-lès-Nancy - France;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

L’évolution naturelle de la SA conduit à l’ankylose du squelette axial. Rarement, cette ankylose peut favoriser l’apparition de fractures rachidiennes à faible énergie pouvant avoir des conséquences fonctionnelles graves à type d’instabilité justifiant le recours à une chirurgie stabilisatrice ou une prise en charge orthopédique. Leur prise en charge est le plus souvent difficile et nous présentons ici pour la première fois deux observations de fractures transcorporéales traitées par kyphoplastie.

Observation

Le premier patient âgé de 72 ans est atteint de la maladie depuis l’âge de 17 ans. Il présente actuellement une ankylose complète des sacro-iliaques ainsi que du rachis cervico-dorso-lombaire. L’ostéodensitométrie retrouvait une ostéopénie minime. Il a présenté il y a deux ans une chute de sa hauteur ayant occasionné une fracture trans-corporéale de T11. Il souffre depuis de lombalgies et de sciatalgies invalidantes malgré le port du corset, secondaire à la pseudarthrose. La seconde patiente âgée de 45 ans est atteinte par la maladie depuis 8 ans sans ankylose rachidienne. Elle a présenté un accident de la voie publique en 2011 ayant occasionné une fracture transcorporéale de T12. Pour les deux patients aucune indication neurochirurgicale n’a été retenue et une kyphoplastie a été réalisée dans les deux cas, sans complication immédiate. Ces gestes ont permis une restauration de la stabilité rachidienne, avec possibilité de sevrage du corset et une disparition de la symptomatologie douloureuse.

Discussion

Ces complications fracturaires sont rares et peuvent être trans-discales ou trans-corporéales. Elles doivent être évoquées à tous les stades de la maladie et en particulier sur un rachis ankylosé avec un traumatisme de faible énergie. Dans les formes initiales, l’ostéoporose favorise leur survenue. Les fractures sont cervicales dans 75% des cas, dorsales dans 15 % et lombaires dans 10 à 15%. Les douleurs occasionnées sont différentes des douleurs habituelles dans la SA avec un rythme plutôt mécanique. Ces fractures peuvent avoir des conséquences neurologiques graves et parfois vitales par l’instabilité rachidienne qu’elles occasionnent. Le traitement est classiquement orthopédique (corset) en l’absence d’atteinte neurologique. L’évolution est souvent défavorable avec l’apparition d’une pseudarthrose et persistance d’une symptomatologie douloureuse. Nous présentons ici deux observations de kyphoplastie permettant une restauration rapide de la stabilité rachidienne sans complication immédiate ou à long terme. Ces gestes ont permis le servage rapide du corset et d’amender la symptomatologie douloureuse.

Conclusion

Les fractures rachidiennes au cours des SA sont rares mais peuvent avoir des conséquences graves. La kyphoplastie représente une alternative thérapeutique bien tolérée à moyen et long terme ayant une efficacité quasi immédiate.

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