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Ma.94 - Étude de la morbi-mortalité cardiovasculaire de la polyarthrite rhumatoïde au cours des 10 années de suivi de la cohorte VErA (Very Early rhumatoid Arthritis)
J Israel (1); R Bueder (2); F Grados (1); J Paccou (1); V Goeb (3); P Boumier (1); P Fardellone (1); X Le Loet (4); - (1) Amiens - France; (2) Marseille - France; (3) Bois-Guillaume - France; (4) Rouen - France;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

Evaluer l’incidence et déterminer les facteurs prédictifs de survenue d’évènement cardio-vasculaire (ECV) parmi les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) débutante.

Matériels et Méthodes

162 des patients de la cohorte VErA (Very Early rhumatoid Arthritis), suivis pour polyarthrite évoluant depuis moins de 6 mois, étaient porteurs d’une PR. Au terme des 10 années de suivi, 77 patients PR restaient inclus dans la cohorte, parmi eux, 65 ont accepté de nous retrourner un auto-questionnaire évaluant le nombre d’ECV (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, artérite oblitérante des membres inférieurs, angine de poitrine), et recueillant les facteurs de risque cardio-vasculaires (FRCV) ainsi que les traitements.

Résultats

L’âge des patients était de 61,5 ans (± 11,6 ans), 40 femmes pour 25 hommes. Au total, 72 % des patients présentaient une PR en rémission ou peu active, soit un score DAS 28 inférieur à 3,2. Seul 14 % des patients présentaient au minimum une érosion articulaire. 51,8 % étaient fumeurs, 41,3 % étaient hypertendus, 25,8 % atteints d’une dyslipidémie, 66 % étaient en surpoids et 6,3 % atteints de diabète. 7 patients (4,2 %) ont été victimes des ECV, dont 3 (1,85 %) mortels par infarctus du myocarde. Aucune des variables testées parmi les FRCV ainsi que les caractéristiques initiales de la PR n’a été significativement associée a un risque accru d’évènement. L’incidence des ECV est apparue plus élevée, sans significativité statistique, en cas de sexe masculin, d’âge supérieur à 50 ans pour les hommes ou 60 ans pour les femmes, de surpoids, de diabète, de la positivité des anti-CCP, ainsi que de pincement articulaire. Une tendance, significative vers la réduction du risque cardio-vasculaire chez les patients traités par méthotrexate (OR = 0,13, IC 95 % : 0,01 - 1,20 soit p  = 0,04) a été observée. Parmi les 24,1 % de patients traités par anti-TNFα, aucun n’a été victime d’ECV.

Discussion

Cette étude confirme l’augmentation du risque d’ECV chez des patients atteints de PR suivis précocement (moins de 6 mois après l'apparition de leurs premiers symptômes), par rapport à la population générale française. Le pourcentage de décès de cause cardiovasculaire était de 42,9 % dans notre étude, soit 1,5 fois plus que dans la population française âgée de 65 à 84 ans selon le bulletin d’épidémiologie de l’INSEE 2009. En dépit d’une activité inflammatoire peu importante et d’une faible sévérité, chez des PR dépistées précocement, il persiste un risque cardio-vasculaire augmenté par rapport à la population générale. Néanmoins, le faible effectif de patient, à l’origine d’un manque de puissance, n’a pas permis d’identifier de facteurs prédictifs d’ECV.

Conclusion

Il est nécessaire d’appliquer une surveillance annuelle des FRCV aux patients atteints de polyarthrite rhumatoïde selon les recommandations EULAR 2009, afin de dépister les FRCV et de les prendre en charge le plus précocement possible. Le contrôle des phénomènes inflammatoires de la PR via le méthotrexate permet de réduire ce risque.

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