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Lu.47 - Le mal de Pott : à propos d’une série de 76 cas
S Ali Guechi (1); S Moumani (1); S Boughandjioua (1); H Ayed (1); N Boukhris (1); A Chelghoum (1); - (1) Annaba - Algerie;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

La diminution de la fréquence des spondylodiscites tuberculeuses ou mal de Pott a suivi celle de la tuberculose pulmonaire dans les pays développés même si une recrudescence reste rapportée à l’infection VIH ces dernières années. Dans les pays en voie de développement, les mauvaises conditions socioéconomiques ainsi que les carences en moyens diagnostiques entretiennent cette fréquence et font de cette infection un problème de santé publique.
L’objectif de ce travail est de décrire les différents aspects épidémiologiques, diagnostiques, iconographiques et thérapeutiques de cette affection dans un service de médecine interne.

Patients et Méthodes

Etude rétrospective descriptive reprenant les dossiers de 76 malades pris en charge dans un service de médecine entre janvier 2000 et décembre 2011 hospitalisés et traités pour mal de Pott.

Résultats

La tuberculose rachidienne a concerné 76 malades, 42 femmes et 34 hommes, âgés en moyenne de 39,1 ans [extrêmes 16 et 84 ans]. Elle représente 19,6% des cas de tuberculose extrapulmonaire, toutes localisations confondues, observées dans le service durant la période d’étude. Elle occupe ainsi la 2ème place après l’atteinte des séreuses (42,8%) et était suivie par l’atteinte ganglionnaire (15,1%), digestive (10,7%) et urogénitale (4,4%).
La notion de contage tuberculeux était notée dans 10 cas (familial dans 7 cas - carcéral dans 3 cas) et 11 malades avaient déjà présenté une tuberculose pulmonaire dans leurs antécédents. Dans 15 cas, un terrain pathologique était retrouvé : diabète (n = 7), maladie lupique (n = 3), corticothérapie (n = 2), cirrhose hépatique (n = 1), hémodialyse (n = 1), toxicomanie (n = 1).
Les signes révélateurs étaient : la douleur osseuse 100% et/ou l’impotence fonctionnelle : 30 cas. L’atteinte rachidienne était isolée dans 53 cas et associée à d’autres localisations viscérales dans 23 autres cas. La localisation dorsale était la plus fréquente (29 cas), les localisations lombaire et cervicale étaient observées dans respectivement 28 et 3 cas. Dans 16 cas, l’atteinte rachidienne était multiétagée. Les lésions radiologiques étaient variables : pincement discal (38 cas), destruction corporéale vertébrale (67 cas), tassement (15 cas) et abcès froids dans 24 cas compliqués d’effraction dans le canal médullaire dans 5 cas et/ou fistulisation à la peau dans 10 cas. Un diagnostic de certitude a pu être porté dans 41 % des cas, sur une preuve histologique (26 cas), cytobactériologique (5 cas). Dans les autres cas, il a été retenu sur des éléments de forte présomption justifiant une mise sous traitement d’épreuve. A ce traitement étaient parfois associés un traitement chirurgical et/ou le port d’un corset. L'évolution était favorable dans 75,88% des cas.

Conclusion

Les spondylodiscites tuberculeuses restent encore fréquentes dans les pays en voie de développement. Leur gravité est liée 1- Au décalage clinique et radiologique des lésions 2- A la négligence du malade qui ne consulte que tardivement et 3- Aux séquelles irréversibles compromettant le pronostic fonctionnel.

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