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Lu.35 - Adipokines : évolution des taux plasmatiques après réadaptation chez des patients douloureux chroniques ayant une obésité viscérale
B Fouquet (1); F Doury-Planchout (1); D Mulleman (1); - (1) Tours - France;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

L'obésité est un cofacteur des affections douloureuses non spéficiques de l'appareil moteur. Elle est fréquemment observée dans le syndrome de déconditionnement des douloureux chroniques. Les adipokines participent à la survenue des complications générales de l'obésité. L'objectif de cette étude a été d'évaluer l'évolution des taux de leptine et d'adiponectine avant et après un programme de réadaptation fonctionnelle.

Patients et Méthodes

103 patients douloureux chroniques et ayant une obésité viscérale (âge moyen 44.1 ans ; Index de Masse Corporelle moyen - IMC 30.7 kg /m 2) ont été inclus dans cette étude longitudinale. Avant et après 4 semaines de réadaptation comportant des activités de musculation et aérobiques pendant au moins 180 minutes par jour, ont été évalués : les taux plasmatiques de leptine, d'adiponectine dosés par méthode ELISA, le score de HOMA calculé à partir de l'insulinémie et de la glycémie à jeun, le profil lipidique et la capacité aérobique par un test d'effort sur bicyclette ergométrique, menée à son maximum.

Résultats

Après 4 semaines de réentrainement, il a été observé une baisse significative des taux plasmatiques de leptine (valeurs moyennes : 16.1 ng/ml vs 16.1ng/ml) (p<0.0001), de l'adiponectine, de l'insuline, et du score de HOMA (p<0.0001). Les femmes gardaient des taux de leptine et d'adiponectine plus élevés que les hommes. Cette évolution était associée une baisse du cholestérol total et du HDL cholestérol. Les variations des taux de leptine et d'adiponectine n'étaient pas corrélées avec la diminution du périmètre abdominal, de l'IMC et l'amélioration des paramètres de la capacité aérobique. 30.2% des patients avaient une insulinorésistance à l'entrée pour 15.3% à la sortie. Les taux de leptine étaient significativement plus élevés à la sortie en cas d'insulinorésistance (valeurs moyennes : 26.8 ng/ml vs 12.1 ng/ml).

Conclusion

Il s'agit de la première étude mettant en évidence l'impact sur des adipokines par un programme intensif de réentrainement aérobique sur 4 semaines chez des patients douloureux chroniques et obèses. La baisse de la leptine, sans lien avec la baisse avec la réduction du périmètre abdominal, milite en faveur d'un effet biologique direct de l'activité physique sur les taux de leptine indépendant des taux d'adiponectine.

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