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Lu.107 - Maladie de Horton compliquée d’une infection à mucormycose : à propos d’un cas
F Ajili (1); I Gharsallah (1); A Laanani (1); L Metoui (1); N Boussetta (1); B Louzir (1); N Ben Abdelhafidh (1); S Othmani (1); - (1) Tunis - Tunisie;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

Le mucormycose rhino-orbito-cérébrale est une infection rare, gravissime, de pronostic sombre. Elle survient chez des sujets immunodéprimés. L’agent causal est un champignon de l’ordre des mucorales. Le diagnostic est confirmé par l’étude histologique. Nous présentons le cas d’un patient ayant une maladie de Horton traitée par corticothérapie à forte dose, compliquée d’une infection rhino-orbito-cérébrale à mucormycose.

Résultats

Il s’agit d’un patient âgé de 71 ans, suivi pour maladie de Horton, diagnostic retenu devant : des céphalées, une claudication de la mâchoire, une hyperesthésie du cuir chevelu, une artère temporale tortueuse à la palpation, et confirmée par la biopsie de l’artère temporale qui a montré une pan-artérite granulomateuse. Le patient a été traité par solumédrol 1g/jour trois jours de suite puis par prednisone à dose dégressive. Il a été ré-hospitalisé deux mois plutard devant la persistance des céphalées, l’installation d’un œdème palpébral inflammatoire, un larmoiement oculaire droit, une diminution de l’acuité visuelle, une sensation d’obstruction nasale évoluant dans un contexte d’altération de l’état général. L’examen a trouvé un patient apyrétique avec un état général conservé, une tuméfaction inflammatoire douloureuse du globe oculaire droit sans nécrose, un chémosis et un larmoiement de l’œil droit, et à l’examen des urines on a trouvé trois croix d’acétonurie et quatre croix de glycosurie. A la biologie, il y avait une hémoglobine à 11.9g/dl, des globules blancs à 22700 et une CRP à 233 mg/l. Une imagerie par résonnance magnétique (IRM) cérébrale a été faite et a montré un hématome temporal droit et un processus éthmoïdal avec des zones de nécrose, on a complété par une biopsie nasale qui a confirmé le diagnostic de mucor-mycose. Le traitement a été par l’amphotéricine B à la dose de 1 mg/kg/jour associée à la rifadine trois gélules par jour. L’évolution était favorable cliniquement et biologiquement, mais une insuffisance rénale et une hypokaliémie se sont apparues à trente jours du traitement, d’où sa mise sous Ambisome 3 mg/kg/jour avec une très bonne évolution.

Conclusion

La mucor-mycose rhino-orbito-cérébrale est une infection rare mais gravissime, de pronostic sombre survenant chez des sujets immunodéprimés. D’un point de vue thérapeutique, un débridement chirurgical large peut être associé à un traitement antifongique. Seuls le diagnostic précoce et la rapidité de l’installation du traitement permettent d’espérer un succès.

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