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Lu.07 - Traitement des lomboradiculalgies discales par nucléolyse au Discogel® : étude ouverte préliminaire à propos de 35 patients
J Damiano (1); O Tran (1); S Touraine (1); B Hamze (1); F Tubach (1); V Bousson (1); V Simon (1); J Beaudreuil (1); JD Laredo (1); - (1) Paris - France;
25eme Congrès
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Résumé
Objectif

Le Discogel (éthanol gélifié) pourrait représenter un produit intéressant pour la réalisation de chimionucléolyses au cours des lomboradiculalgies par hernie discale. A titre de première étape dans l’évaluation de l’efficacité de cette procédure pour le traitement de la radiculalgie, nous avons conduit une étude ouverte observationnelle avec des critères méthodologiques stricts.

Patients et Méthodes

Les patients traités présentaient une douleur radiculaire prédominant sur la lombalgie, évoluant depuis plus de 6 semaines, ayant résisté à un traitement médical complet comportant au moins 2 infiltrations épidurales. Une IRM ou un scanner datant de moins de 3 mois devait confirmer l’existence d’un conflit disco-radiculaire de siège concordant avec la clinique. Une hernie discale calcifiée ou exclue ainsi qu’un pincement de la hauteur discale de plus de 60% étaient des critères d’exclusion. Le rhumatologue qui évaluait le résultat clinique ne participait pas à la nucléolyse. Le critère principal d’évaluation était la variation de la douleur radiculaire à 1 (M1) et 3 mois (M3), évaluée sur une échelle visuelle analogique (EVA) et exprimée en pourcentage de variation par rapport à la douleur avant nucléolyse. Une amélioration légère était définie par une diminution de l’EVA d’au moins 20% (cette variation définissant également la plus petite variation que les patients percevraient comme une amélioration réelle), notable d’au moins 30% et importante d’au moins 50%. Un état symptomatique acceptable était défini par une EVA radiculaire inférieure ou égale à 40/100 la fin du suivi.

Résultats

35 patients, 20 hommes et 15 femmes, ont été suivis. Initialement, 21 avaient une EVA supérieure ou égale à 70/100, 12 entre 50 inclus et 70/100 et 2 entre 40 et 50/100. Une amélioration au moins légère, notable ou importante de l’EVA radiculaire à M1 a été obtenue dans respectivement 65,7%, 57,14% et 40% des cas et à M3 dans 80%, 74,28% et 57,14%. 68,57% des patients avaient un état symptomatique acceptable à M3. Les résultats ne sont pas significativement différents en fonction des caractéristiques morphologiques IRM de la hernie. Aucun événement indésirable grave n’est survenu. Deux patients en échec de nucléolyse ont bénéficié d’une chirurgie discale sans difficulté particulière.

Discussion

Cette étude ouverte préliminaire est une première indication en faveur de l’efficacité de la nucléolyse au Discogel. Nos résultats sont comparables, bien que discrètement inférieurs, à ceux qui pouvaient être obtenus avec la chymopapaïne. Cette modalité thérapeutique pourrait représenter le dernier temps du traitement conservateur des lomboradiculalgies rebelles, après échec des infiltrations épidurales et avant chirurgie discale.

Conclusion

Nos résultats sont encourageants mais nécessitent de poursuivre les travaux de recherche clinique sur le Discogel afin de confirmer son intérêt et d’en définir plus précisément les indications. Des études contrôlées et randomisées contre placebo seront nécessaires pour affirmer son efficacité.

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