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Me.153 - Effets d’un traitement combiné de thérapie manuelle suivie d’exercices actifs sur l’amélioration de l’incapacité fonctionnelle de patients lombalgiques chroniques
P Balthazard (1); - (1) La Tour-De-Peilz - Suisse;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Cette étude consiste à mettre en évidence les effets d'un traitement combiné de thérapie manuelle suivie d'exercices actifs, sur l'amélioration de l'incapacité fonctionnelle de patients lombalgiques chroniques. La littérature propose des exercices actifs pour les lombalgies chroniques. Néanmoins, l'efficacité de leur réalisation est souvent limitée par la douleur ; de plus, les patients entrent progressivement dans un schéma de peur-évitement qui renforce leur déconditionnement. Par ailleurs, la littérature reconnaît un effet antalgique aigu de la thérapie manuelle. On peut donc supposer qu'une thérapie manuelle appliquée avant un travail actif facilite ce dernier, et améliore l'activité des patients sur le long terme. Hypothèse : une thérapie manuelle avant des exercices actifs rompt le schéma de peur-évitement et améliore, par conséquent, les capacités fonctionnelles des patients.

Patients et Méthodes

Population : 40 patients de la région Lausannoise (Suisse), âgés de 20 à 65 ans, souffrant d'une lombalgie chronique sans complications ni co-morbidités, répartis aléatoirement en 2 groupes. Interventions  : 9 séances de physiothérapie échelonnées sur 4 à 8 semaines. Pour le groupe « Etude, E »  : thérapie manuelle + exercices actifs ; pour le groupe « Témoin, T »  : intervention placebo (ultrasons inopérants) + exercices actifs.
Evaluations : « L'Echelle visuelle analogique - EVA » de la douleur, le Schöber modifié-modifié, « l'Oswestry Disability Index - ODI - » et le « Fear-Avoidance Beliefs Questionnaire - FABQ - » ont été effectués avant le premier traitement (AV), après les 9 séances (AP) et à 3 mois (3-M AP) après la fin des traitements. Calculs statistiques : Les patients des 2 groupes ont été regroupés selon leur score initial d'Oswestry : « ODI élevé » (score >15) et « ODI bas » (score ≤ 15). Une analyse de variance à un facteur (traitement) à mesures répétées (AV, AP et 3-M AP) a été utilisée. Une interaction significative entre le temps et le traitement indiquait un effet du traitement (a = 0.05).

Résultats

Pour « l'ODI élevé », le score ODI des groupes E et T était respectivement de 21 ± 5 et 21 ± 5 (AV, non significatif (NS) ), de 15 ± 9 et 16 ± 8 (AP, NS) puis de 14 ± 8 et 20 ± 10 (3-M AP, p<0.05). Ainsi, le traitement du « groupe E » améliorait significativement les scores d'Oswestry (p = 0.05) chez les patients avec un « ODI élevé » à 3 mois après la fin des traitements. Pour « l'ODI bas », le score ODI était de 11 ± 3 et 10 ± 5 (AV, NS), de 8 ± 4 et 10 ± 6 (AP, NS) puis de 5 ± 4 et 5 ± 4 (3-M AP, NS). Par contre, la diminution de l'ODI était significative en fonction du temps pour les groupes E et T. Pour les autres tests, la différence de l'effet des traitements entre les groupes E et T n'était pas significative.

Discussion

Le traitement combiné « thérapie manuelle suivie d'exercices actifs » est plus efficace que les exercices actifs isolés chez des patients présentant une incapacité fonctionnelle élevée, ceci jusqu'à 3 mois de la fin des traitements. Le mécanisme, par lequel la thérapie manuelle influence les exercices actifs et l'activité fonctionnelle du patient, ne semble pas dépendre seulement de la douleur ou de la peur du mouvement.

Conclusion

Le traitement combiné "thérapie manuelle suivie d'exercices actifs" améliore la récupération fonctionnelle des patients lombalgiques chroniques.

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