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Lu.80 - Thalidomide-dexaméthasone versus melphalan-prednisone-thalidomide versus melphalan-prednisone comme traitement d’induction du myélome multiple du sujet jeune (≤ 65ans)
K Zahra (1); I Ben Hassen (1); W Ben Fredj (1); H Zaghlaoui (1); H Zaghouani (1); M Zaier (1); E Bouajina (1); A Khelif (1); - (1) Sousse - Tunisie;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

L’association melphalan-prednisone (MP) a été durant des décennies le traitement de référence du myélome multiple (MM). L’avènement de l’autogreffe de cellules souches périphériques hématopoïétiques dans les années 1980 et des nouveaux agents dans les années 2000 a permis des progrès importants dans le traitement de MM. Le but de notre travail est d’évaluer l’apport du thalidomide dans le traitement d’induction du MM du sujet jeune.

Matériels et Méthodes

Notre travail est une étude rétrospective incluant 36 malades d’âgé ≤ 65 ans atteints d’un MM symptomatique suivis et traités selon le protocole national puis le nouveau référentiel aux services d’hématologie clinique et de rhumatologie de l’hôpital Farhat Hached de Sousse durant la période s’étalant de Mars 2006 à Décembre 2011. L’évaluation de la réponse en fin de traitement d’induction a été faite selon les critères de l’IMWG. L’analyse de la survie sans évènements (SSE) et de la survie globale (SG) est réalisée selon la méthode de Kaplan Meir.

Résultats

Le traitement d’induction était thalidomide-dexaméthasone (TD) chez 24 patients, melphalan-prednisone-thalidomide (MPT) chez 4 patients et MP chez 8 patients. 9/36 patients ont été traités hors protocole national en raison de : contre-indication au thalidomide dans 2 cas, insuffisance rénale terminale dans 2 cas, indisponibilité du thalidomide dans 4 cas et pour raison non précisée dans 1 cas.Seulement 30 patients (soit 83,3%) étaient évaluables à la fin du traitement d’induction .La réponse globale (RG) quelque soit le protocole d’induction était de 70% avec un taux de réponse complète (RC) de 10%. Pour les sujets traités par TD (22/ 24 patients), la RG était de 77,3% avec un taux de RC de 13.7%. Pour les patients traités par MPT, la RG était de 66.6% et aucune RC n’a été notée. Une RG a été obtenue dans 40% des cas pour les malades traités par MP et aucune RC n’a été obtenue. Dans notre travail, on a noté une différence statistiquement significative (p = 0,028) entre les taux de SG à 18 mois des malades traités par des cures DT (76%) et ceux traités par MP (37%). On a noté aussi une influence de l’utilisation des cures de DT en terme de SSE avec une différence statistiquement significative p = 0,019 (la SSE est de 68% à 19 mois dans le groupe traité par ces cures versus 12% à 36 mois dans le groupe recevant MP).

Conclusion

Le protocole TD a permis d’induire un taux de réponse avec des survies similaires à ceux rapportés par la littérature. Cependant ce protocole (représentant encore le protocole de référence dans nos structures en préparation à l’autogreffe de CSP) semble associé à un taux de réponse plus faible et à des survies relativement plus courtes comparativement aux nouveaux protocoles combinant les immunomodulateurs et l’inhibiteur du protéasome.

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