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Ma.156 - Douleurs musculosquelettiques sous inhibiteurs de l’aromatase : effet d’un switch (Etude ATOLL)
K Briot (1); L Bastit (2); M Rotarski (3); D Spaeth (4); M Tubiana (5); I Muresan-Kloos (6); C Roux (1); - (1) Paris - France; (2) Rouen - France; (3) Bayonne - France; (4) Nancy - France; (5) St Cloud - France; (6) Rueil-Malmaison - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les inhibiteurs de l'aromatase (IAs) sont largement utilisés en traitement adjuvant de première intention chez les femmes ménopausées ayant un cancer du sein à récepteurs hormonaux positifs. La carence en estrogènes induite par les IAs peut induire une perte osseuse et provoquer l'apparition de symptômes musculosquelettiques. Chez des patientes ayant de telles douleurs, une option peut être de changer l'inhibiteur de l'aromatase pour un autre (switch). Il existe peu de données portant sur l'effet d'un tel changement sur l'évolution des symptômes musculosquelettiques.
Objectifs : 1- évaluer la persistance au létrozole des femmes ayant un cancer du sein qui ont débuté le létrozole après avoir arrêté l'anastrozole en raison de douleurs musculosquelettiques sévères ;
2- identifier les déterminants de la persistance au létrozole.

Patients et Méthodes

179 femmes ménopausées (âge moyen 61,3±8.4 ans) ayant un cancer du sein ont été incluses dans une étude ouverte prospective multicentrique de 7 mois (étude ATOLL Articular TOLerance of Letrozole). Ces patientes ont arrêté l'anastrozole pour des douleurs musculosquelettiques sévères, et ont débuté le létrozole 1 mois après l'arrêt. L'incidence des douleurs musculosquelettiques, leurs caractéristiques ont été évaluées par un spécialiste à l'arrêt de l'anastrozole, au début du traitement et à 6 mois du traitement par létrozole.

Résultats

Six mois après le début du létrozole, 128 femmes (71.5%) sont toujours traitées par létrozole alors que 51 femmes (28,5%) ont arrêté le traitement pour des symptômes musculosquelettiques. La plupart des femmes persistantes (73,5%) décrivent pourtant des douleurs articulaires et 21% des douleurs musculaires ; les mains, les genoux et le rachis sont les sites articulaires les plus fréquemment rapportés. Le facteur prédictif de l'arrêt du létrozole est la durée du traitement par anastrozole précédemment reçu (p = 0,04) ; le risque est d'autant plus élevé que la durée de l'anastrozole a été courte. Il n'existe pas de relation significative ente l'âge, la durée de la ménopause, le statut sociodémographique, l'atteinte ostéoarticulaire préexistante et l'arrêt du létrozole.

Conclusion

Ces données à 6 mois suggèrent que le changement d'un inhibiteur de l'aromatase pour un autre chez des patientes qui souffrent de douleurs musculosquelettiques sévères ne permet pas d'éradiquer les douleurs mais peut permettre le maintien du traitement et représenter une option chez ces patientes.

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