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Lu.109 - Myalgies inflammatoires aiguë chez le sujet jeune : pensez à la myosite ossifiante circonscrite
A Galeano (1); J Fraison (1); R Ferreira (1); P Le Blay (1); C Jorgensen (1); YM Pers (1); - (1) Montpellier - France;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

La myosite ossifiante circonscrite (MOC) est une maladie rare, caractérisée par la prolifération ectopique, d’os et de cartilage à partir du tissu conjonctif, généralement secondaire à un traumatisme, avec une évolution clinique, radiologique et histologique caractéristique.

Cas Clinique

Une patiente de 18 ans, sans antécédents, présentait une douleur aiguë de la cuisse gauche avec une impotence fonctionnelle à la suite d’une marche 15 jours avant. Une hospitalisation rapide est décidée. L’examen clinique retrouvait une induration douloureuse sur la face externe du tiers supérieur de la cuisse gauche avec une hanche libre. On ne notait pas d’altération de l’état général, d’adénopathies, de frissons mais une fébricule à 38°c. La biologie objectivait un syndrome inflammatoire avec une vitesse de sédimentation à 55 mm à la première heure et une CRP à 35 mg/l. Le bilan phosphocalcique, hépatique, rénal, ainsi que les enzymes musculaires étaient normaux.
Un IRM de la cuisse gauche (image 1) montrait un nodule de 4 mm de diamètre du vaste latéral avec infiltration inflammatoire des fibres du vaste latéral se rehaussant après injection de Gadolinium avec plusieurs calcifications associées. La tomodensitométrie de la cuisse (image 2) retenait une image typique de MOC : des calcifications périphériques entourant une zone hypodense au sein du muscle vaste latéral gauche, sans infiltrat de l'os fémoral ni apposition périostée. Un traitement par corticothérapie et une perfusion de bisphosphonate a été efficace sur la phase initiale douloureuse de la maladie. L'évolution a été marquée par la régression progressive de la calcification confirmée sur le scanner et la radiographie de la cuisse à 2 et à 6 mois.

Discussion

Notre observation illustre une description classique de MOC, même si aucun facteur déclenchant n’a été retrouvé (comme dans 30% des cas de la littérature). L’imagerie permet de retenir le diagnostic sans avoir recours à la biopsie car elle permet d’éliminer en général les diagnostics différentiels tels qu’une infection ou un sarcome. Une surveillance radiologique initiale reste indispensable. Compte tenu de la rareté de la pathologie, le traitement n’est pas codifié et est guidé par l’expérience des experts.

Conclusion

La myosite ossifiante circonscrite est une maladie rare, à évoquer chez le jeune adulte avec une symptomatologie musculaire localisée, le plus souvent à la suite d’un antécédent traumatique. Elle est d'évolution bénigne et l’imagerie, comme illustrée dans notre observation, est caractéristique.

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