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Lu.54 - Particularités des spondylodiscites infectieuses dans la polyarthrite rhumatoïde
K Ben Abdelghani (1); A Ben Tekaya (2); S Miladi (2); L Souabni (2); S Kassab (3); MS Chekili (4); A Laatar (3); L Zakraoui (3); - (1) Sidi Daoud la Marsa - Tunisie; (2) Tunis - Tunisie; (3) La Marsa - Tunisie; (4) Ennasr - Tunisie;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

L'association de la polyarthrite rhumatoïde (PR) et de la spondylodiscite infectieuse (SPDI) n'est pas fréquente. Le but de cette étude est d'analyser les caractéristiques cliniques et évolutives des patients atteints de PR et SPDI.

Patients et Méthodes

Entre 1996 et Aout2012 à partir de la base de données de notre département, nous avons recueilli tous les dossiers des patients suivis pour une polyarthrite rhumatoïde. Nous avons sélectionné ceux qui ont développé une SPDI confirmée par une preuve bactériologique.

Résultats

Quatre femmes ont été incluses d’âge moyen 61.2 ans [44,70]. Toutes les patientes présentaient une PR ancienne évoluant en moyenne depuis 15 ans, séropositive dans 2cas et érosive dans tous les cas. Elles sont traitées par corticothérapie dans tous les cas, méthotrexate dans 3cas et anti-TNF alpha (Etanercept) dans un cas. Le délai moyen de découverte de la SPDI était de 1.6 mois [1 mois, 3 mois]. On notait la présence de rachialgies inflammatoires chez deux patientes. L’examen physique a révélé la présence de fièvre et de radiculalgies dans la moitié des cas, et une collection abcédée en regard du grand trochanter droit dans un cas. Un syndrome inflammatoire était présent dans 50% des cas. L’IRM a été réalisée dans 75% des cas et la TDM dans tous les cas. Elles ont mis en évidence des images typiques de SPDI cervicale dans un cas et lombaire dans 3cas. On note la présence d’un abcès paravertébral dans un cas. La preuve bactériologique a été apportée par une ponction biopsie disco vertébrale dans deux cas, une ponction au niveau d’une lésion fistulisée au niveau de la nuque dans le troisième cas et une ponction de la collection abcédée en regard du grand trochanter droit dans le dernier cas. Les germes isolés étaient : Klebsiella pneumoniae (1cas), Staphylococcus epidermidis (1cas), Staphylococcus associée à Pseudomonas Piketti (1cas) et une tuberculose multifocale (1cas).
Le traitement par méthotrexate et corticoïdes n’a pas été modifié mais l’Etanercept a été arrêté. L'évolution était favorable sous antibiothérapie ciblée et immobilisation dans trois cas. Une patiente a présenté une compression médullaire traitée par un drainage chirurgical qui s’est compliqué secondairement d’une tétraplégie expliquée par une poly neuropathie de réanimation progressivement régressive et un état de choc septique qui a été jugulé en réanimation.

Conclusion

L’augmentation du risque infectieux chez les patients atteints de PR pourrait être liée à des désordres immunologiques associés à la PR elle-même, ou au mécanisme d’action des médicaments destinées à moduler ou supprimer le système immunitaire. Ceci nous incite à être plus vigilant et chercher les complications infectieuses.

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