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Lu.52 - Profil des spondylodiscites infectieuses sans preuve bactériologique : expérience d'un service de rhumatologie
K Ben Abdelghani (1); A Ben Tekaya (1); S Miladi (2); L Souabni (2); S Kassab (2); S Chekili (2); A Laatar (2); L Zakraoui (2); - (1) Ariana - Tunisie; (2) Tunis - Tunisie;
25eme Congrès
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Résumé
Introduction

Le diagnostic d’une spondylodiscite infectieuse (SPDI) est le plus souvent évoqué sur un faisceau d’arguments cliniques et radiologiques avant même l'obtention d’une preuve bactériologique. Le but de ce travail est de comparer les caractéristiques, le traitement et le devenir des spondylodiscites présumées infectieuses sans preuve bactériologique à des cas appariés de spondylodiscites infectieuses à enquête bactériologique positive traitées dans la même unité et durant la même période.

Résultats

Parmi les 35 cas de SPDI colligés dans notre service sur une période de 13 ans, dix sept cas ont été retenus dans le groupe1 des SPDI sans preuve bactériologique (48%). Il s’agissait de 10hommes et de 3femmes, d’âge moyen 47 ans [25,80]. Le groupe2 des SPDI à étude bactériologique positive, qui ont servis de témoins, était composé de 18cas avec une prédominance féminine (66%), d’âge moyen comparable au groupe1. La présence de facteurs généraux prédisposant à l’infection a été retrouvée uniquement dans le groupe2 : diabète (3fois), cirrhose post-hépatitiqueB (2fois), insuffisance rénale chronique (2fois), un cas de pseudopolyarthrite rhizomélique et 4cas de polyarthrite rhumatoïde traités par corticothérapie et immunosuppresseurs (methotrexate et anti-TNFalpha). Le délai moyen de diagnostic était plus long dans le groupe1 : 7 mois versus 3 mois. Tous les patients présentaient une rachialgie. Dans le groupe1, on trouve trois cas de radiculalgie (18%) associé à une fièvre (65%) et une altération de l’état général (40%). Dans le groupe2, l’examen physique a mis en évidence une radiculalgie dans la moitié des cas associée dans un tiers des cas à une fièvre et une altération de l’état général. Au moment du diagnostic, tous les patients avaient un syndrome inflammatoire biologique. L’IRM a été réalisée dans 52% des cas et la TDM dans 66% des cas. Elles ont révélé une topographie non superposable des disques touchés dans les deux groupes : une localisation cervicale dans le groupe1 versus 2cas dans le groupe2, dorsale dans 47% des cas dans le groupe1 versus 5% dans le groupe2 et lombaire dans 35% des cas dans le groupe1 versus 73% dans le groupe témoin. Une atteinte multifocale a été retrouvée dans 2cas dans le groupe1 et 1cas dans le groupe2. Les déficits neurologiques étaient moins présents dans le groupe1 (11% versus 33%). Paradoxalement, les abcès des parties molles et les épidurites étaient plus fréquents dans le groupe1 (respectivement 7/17 versus 6/18 et 7/17 versus 3/18). Une compression médullaire a été notée dans 2cas dans le groupe témoin. L’enquête bactériologique était toujours négative dans le groupe1. La ponction biopsie disco vertébrale, réalisée dans 76% cas dans le groupe1, était non concluante et dans 90% dans le groupe2. Les germes identifiés étaient un mycobacterium tuberculosis dans10cas, un staphylocoque dans 3cas, un streptocoque (groupe B, D et F) dans3cas, un Klebsiella Pneumoniae dans2cas, un Pseudomonas Picketti dans 1cas, un E.coli dans 2cas et Clostridium Perfringens dans1cas. Au terme de ces investigations, dans le groupe1, un traitement anti-tuberculeux a été instauré chez 11patients, motivé par la notion de contage tuberculeux dans 3cas, une IDR phlycténulaire dans 3cas, un test de quantiferon positif dans5cas, une pleurésie tuberculeuse dans 1cas, une tuberculose urogénitale dans1cas, une méningite tuberculeuse dans1cas et des images radiologiques typiques dans 4cas. Nous avons retenu l’origine brucellienne chez 4patients sur la notion de contage avec une sérologie rose-bengale positive. Une bi-antibiothérapie présomptive associant fluoroquinolone et rifampicine a été instituée dans les 2cas restants. Le groupe témoin a bénéficié d’une antibiothérapie ciblée. L’évolution était favorable chez tous les patients.

Conclusion

Les SPDI à enquête bactériologique négative se distinguent par le caractère plus torpide de l’infection, le développement plus fréquent d’abcès des parties molles ou d’épidurite. Les caractéristiques cliniques et radiologiques contribuent dans la majorité des cas à guider le traitement.

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