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Di.91 - Biothérapie chez les sujets de plus de 75 ans
E Gaigneux (1); C Cozic (1); G Tanguy (1); M Caulier (1); S Varin (1); G Cormier (1); - (1) La Roche-sur-Yon - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

Plusieurs études ont déjà montré que les biothérapies sont bien tolérées et efficaces chez les sujets de plus de 65 ans. Nous avons voulu évaluer si cette tolérance était similaire chez les patients de plus de 75 ans.

Patients et Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective incluant 42 patients atteints d’un rhumatisme inflammatoire chronique (majoritairement une polyarthrite rhumatoïde, évoluant depuis plus de 15 ans en moyenne) traités par biothérapies (anti TNF alpha, abatacept, tocilizumab, rituximab) suivis au CHD de la Roche sur Yon. La biothérapie a été débutée avant 75 ans chez 23 patients (54,8%), après 75 ans chez 19 patients (45,2%). 64,3 % des patients avait déjà eu au moins 2 DMARD et avaient en moyenne 7,5 mg de corticoïdes par jour.

Résultats

6 patients (14,3%) ont fait une infection sévère (1 cas de pneumocystose (2,4%) mortel, 2 cas de pneumopathies (4,8%) hospitalisées dont une mortelle, 2 ostéites (4,8%), 1 infection sur prothèse (2,4%) ).Les cystites (8 cas, 19%), et les bronchites (10 cas, 23,8%) étaient les plus fréquentes. Aucun cas de tuberculose n’a été retrouvé. 3 patients (7%) ont eu un évènement cardiovasculaire mais tous avaient un facteur de risque cardiovasculaire avant l’initiation de la biothérapie. 1 patient a développé une dyslipidémie. 3 patients (7%) ont eu un AVC, seulement un n’avait pas de facteur de risque cardiovasculaire en dehors de son âge. 5 patients ont eu un cancer au cours du suivi (11,9%). 5 patients (11,9%) ont arrêté le traitement pour survenu d’effets indésirables graves (SCA, sepsis, décès) et 23 patients pour inefficacité (54,8%).

Discussion

Concernant la tolérance, Filippini et al. (1) ont montré dans leur étude, que les anti-TNF ont été interrompu par 123 des personnes âgées (42%) et 282 des patients plus jeunes (36,6%) en raison de la perte d'efficacité (17,4% vs 16,7%), de la survenue d’événements indésirables graves (21,8% vs 16,9%, p< 0,005). Les patients âgés ont connu plus d’évènements infectieux. Dans notre cohorte, nous avons eu seulement 11,9% de patients de plus de 75 ans qui ont arrêté le traitement pour effets indésirables graves. Il y a aussi eu une grande incidence d’évènements infectieux (33 patients ont fait au moins un épisode infectieux (78,6%) ).
Concernant l’efficacité, Genevay et al. (2) ont montré moins de bonnes réponses EULAR (11,2 versus 7,2%) et plus d’absences de réponse (60,2 versus 51,5%) chez les sujets de plus de 65 ans. Parmi les patients de plus de 75 ans que nous avons suivis, 54,8% ont arrêté le traitement pour inefficacité.

Conclusion

L’utilisation de biothérapie chez des patients de plus de 75 ans est bien tolérée cependant il faut être vigilant aux facteurs de risque préexistants à l’initiation de la biothérapie. Cependant on semble confirmer que les biothérapies sont moins efficaces dans cette population.

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