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Lu.10 - Les gammapathies monoclonales de signification indéterminée : étude de 16 observations
S Diallo (1); FS Ndiaye (1); S Fall (1); S Diop (1); S Ndongo (1); A Pouye (1); TM Diop (1); - (1) Dakar - Sénégal;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les gammapathies monoclonales de signification indéterminée dénommée en anglais par l’acronyme MGUS (monoclonal gammapathy of undetermined significance) se présentent comme un clone plasmocytaire de faible quantité et non évolutif. Elles sont susceptibles cependant à la longue de se compliquer en hémopathies malignes (myélome, maladie de Waldenström ou en lymphome B) ou pathologies systémiques (amylose AL, cryoglobulinémies). Elles sont peu décrites en Afrique noire.

Objectifs : Décrire le profil épidémiologique des MGUS en milieu hospitalier Sénégalais.

Matériels et Méthodes

Etude rétrospective réalisée dans le service de rhumatologie du CHU Aristide Le Dantec, entre Janvier 2000 et Août 2013, où nous avons colligé les observations de MGUS. Le diagnostic de MGUS révélé dans tous les cas par la découverte systématique d’un pic monoclonal dans l’aire des gammaglobulines à l’électrophorèse des protéines sériques, a été retenu après exclusion de ses diagnostics différentiels au décours d’un bilan qui comportait chez chaque patient : bilan inflammatoire (VS, CRP), hémogramme, bilans rénal et phosphocalcique, recherche dans les urines de protéine de Bence-Jones, recherche d’ostéolyse aux radiographies de bassin, rachis lombaire et de crâne, recherche de chaînes légères à l’immunofixation des protéines sériques ainsi qu’une plasmocytose dystrophique au médullogramme. Le diagnostic de MGUS était finalement retenu après élimination des affections suivantes : myélome multiple, maladie de Waldenström, plasmocytome malin et leucémie lymphoïde chronique.

Résultats

Ainsi, 16 cas de MGUS avaient été retenu chez 6 hommes et 10 femmes, d’âge moyen 65 ans (extrêmes : 59-85 ans). L’immuno-fixation des protéines sériques effectuée chez 13 patients, mettait en évidence une immunoglobuline de type IgG lambda (9 cas) et IgG kappa (4 cas). La MGUS co-existait à des maladies auto-immunes dans 8 cas et des affections dégénératives dans 8 cas. Le traitement avait consisté au traitement des affections associées aux GMUS. Deux patients sont décédés d’affections non liées en apparence à la MGUS. Les autres patients vivent toujours avec un pic monoclonal resté stable aux différentes électrophorèses de contrôle. Le recul de suivi est de 1 an à 10 ans.

Conclusion

Nos résultats sont concordants avec les données de la littérature. Elle souligne aussi pour un diagnostic précoce des gammapathies monoclonales d’une manière générale, la nécessité de systématiser l’électrophorèse des protéines dans le bilan de tout rhumatisant notamment de plus de 50 ans.

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