Poster électronique

Di.100 - Spondylarthrite s’aggravant sous anti-TNF : penser à la maladie de Whipple
E Bouquillard (1); - (1) Saint Pierre - Réunion;
26ème Congrès
Poster
0
0 votes.
Vu 36 fois.
Résumé
Introduction

La maladie de Whipple est une maladie chronique multisystémique. Les signes digestifs ne surviennent souvent qu’après plusieurs années d’évolution, expliquant un diagnostic difficile et souvent différé de plusieurs années. Des manifestations rhumatologiques inaugurent fréquemment la maladie. Si l’atteinte articulaire intermittente est plus classique, Trophyrema Whipplei peut également être à l’origine d’une atteinte axiale ankylosante et d’une sacro iliite.

Observation

Un patient de 62 ans, agriculteur, débute sa maladie il y a 2 ans par des douleur articulaires intermittentes intéressant les poignets, les épaules, les genoux et les chevilles. Il se plaint surtout de douleurs rachidiennes d’horaire inflammatoire. L’examen objective une oligoarthrite intéressant le genou droit et les chevilles, des douleurs et une raideur rachidienne. L’indice de Schöber est à 2.5 cm, ampliation thoracique : 1.5 cm. VS 35 mmH1, CRP = 37 mg/l.
Les radiographies montrent des syndesmophytes cervicaux et de charnière dorsolombaire, un aspect condensé et irrégulier du pied de la sacro-iliaque gauche, une coxite bilatérale.
L’IRM des sacro-iliaques objective une prise de contraste de la sacro-iliaque gauche après injection de Gadolinium
Si les premiers mois le patient est bien soulagé par les anti-inflammatoires non stéroïdiens,
l’importance des douleurs rachidiennes nécessite rapidement la mise en route d’un traitement par anti-TNF. Le patient est traité successivement par étanercept, adalimumab puis infliximab. Malgré tout les douleurs rachidiennes s’aggravent nécessitant l’emploi de la morphine. Parallèlement, on constate une perte de poids de 5 kg. Absence de signe digestifs. La VS est à 46 mmH1, CRP = 68 mg/l. Scanner thoraco-abdomino-pelvien normal (si ce n’est la sacro-iliite gauche)
Devant l'aggravation sous anti-TNF, l’atteinte articulaire intermittente inaugurale et l’altération de l’état général, chez un homme, nous avons recherché une maladie de Whipple. La détection de Trophyrema whipplei par amplification génique se révèle positive dans la salive et dans les selles. Le complément du bilan montre une PCR positive sur la biopsie jéjunale et dans le LCR (niveau de positivité faible dans le LCR) .L’étude histologique de la biopsie jéjunale conclue à une maladie de Whipple intestinale avec infiltration macrophagique de la sous-muqueuse essentiellement. La coloration PAS et l’immunohistochimie sont positives.
Un traitement associant doxycycline (200 mg/j) ) et hydroxychloroquine (600 mg /j) est débuté, permettant une évolution très rapidement favorable. Cependant, au bout de quelques jours, surviennent fièvre, frissons et sueurs nocturnes ; des douleurs articulaires et rachidiennes ainsi que des douleurs abdominales. La CRP est à 200 mg/l. Après avoir éliminé une cause infectieuse, ces symptômes sont rattachés à un syndrome de restauration immunitaire. Un traitement par prednisone 40 mg /j pendant 48 heures puis 20 mg /j permet en quelques jours la disparition des douleurs et de la fièvre ainsi qu’une régression du syndrome inflammatoire biologique.

Conclusion

Plusieurs cas de maladie de Whipple, diagnostiqués devant une polyarthrite chronique séronégative s’aggravant sous anti TNF alpha, ont été rapportés ces dernières années. Devant un tableau de spondyloarthrite qui s’aggrave sous anti TNF alpha, il faut également penser à la maladie de Whipple.

remonter
58
Le poster a été trop consulté dans un laps de temps très court.
Fermer
Recherche
Par mot-clé : cliquez ici…
Congrès

Référence / Texte libre

Auteur

Réalisé par CYIM