Poster électronique

Ma.119 - Fractures atypiques non fémorales sous bisphosphonates
S Cecchetti (1); V Grobost (1); M Soubrier (1); S Malochet-Guinamand (1); - (1) Clermont-Ferrand - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les fractures fémorales atypiques (AFF) forment une entité bien particulière décrite depuis quelques années et sont associées à la prise prolongée de biphosphonates (BP). Elles répondent à des critères précis définis par l’American Society for Bone and Mineral Research (ASBMR) : il s’agit de fractures strictement fémorales, corticales, sans traumatisme conséquent, complète ou incomplète, présentant un trait de fracture transverse ou oblique. On constate cependant la parution de plus en plus fréquente de case-reports concernant des fractures atypiques sous biphosphonates ne répondant pas aux critères d’AFF, sans étiologie particulière retrouvée. Nous rapportons ici le cas de deux patientes ayant présenté des fractures spontanées sous biphosphonates per os.

Cas Clinique

La première patiente, âgée de 58 ans et suivie pour une polyarthrite rhumatoïde, présente d’abord une fracture de l’extrémité distale du tibia gauche ; elle prend alors du risédronate depuis 4 ans et 8 mois. Trois ans plus tard, elle est hospitalisée pour une fracture du plateau tibial interne droit, toujours sous risédronate, qui est arrêté. Huit mois plus tard, on constate la survenue d’une nouvelle fracture du plateau tibial interne, cette fois-ci du genou gauche. Huit mois à nouveau après cette troisième fracture, on décrit de nouvelles fractures du genou gauche : une située au niveau de la métaphyse fémorale, et une au niveau de la métaphyse tibiale. Enfin, 6 mois plus tard, la patiente se présente pour des douleurs des deux chevilles, qui s’avèreront être des fractures de l’extrémité distale du tibia et du calcaneus droits, du talus gauche, de l’extrémité du tibia gauche et du calcaneus gauche, cette dernière passée inaperçue. Un traitement par tériparatide est instauré, il y a maintenant 15 mois, sans nouvelle fracture depuis.
La seconde patiente, âgée de 79 ans, traitée par alendronate depuis plus de 6 ans et suivie dans le service pour un rhumatisme inflammatoire mal étiqueté, est hospitalisée pour douleurs de l’épaule gauche. Les radiographies standards montrent une fracture de l’épine de la scapula gauche, confirmée par la scintigraphie osseuse et le scanner, qui ne retrouvent pas de caractère suspect. On ne retrouve aucun traumatisme et l’alendronate était pris avec une bonne observance.

Discussion

Malgré leur survenue sous BP, ces fractures ne rentrent pas dans le cadre des AFF : leur siège, leur localisation en os trabéculaire plutôt que cortical, font remettre en cause l’imputabilité des BP. Il pourrait au final ne s’agir que d’une inefficacité de ces derniers, favorisée chez la première patiente par une carence en vitamine D, ou de simples fractures de fatigue ; cependant, leur répétition chez cette patiente, et la localisation extrêmement atypique sans aucun traumatisme chez la seconde nous font évoquer l’hypothèse de fractures atypiques non AFF sous BP. Ont ainsi été récemment décrites des fractures de l’ulna, des tibias, de pédicules vertébraux et du bassin sans autre étiologie qu’une répression du remodelage osseux par ces BP.

Conclusion

Nous évoquons donc la possibilité d’un nouveau type de fractures sous BP, ne répondant pas aux critères de l’ASBMR, et donc « encore plus atypiques »pour lesquelles l’imputabilité des BP est encore plus difficile à démontrer.

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