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Ma.16 - Sacro-iliite infectieuse : à propos de 17 cas
N Elamri (1); Z Alaya (1); F Bellazreg (1); K Baccouche (1); H Zeglaoui (1); S Belghali (1); W Hachfi (1); A Jamel (1); O Letaief (1); E Bouajina (1); - (1) Sousse - Tunisie;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les infections ostéo-articulaires sont polymorphes et peuvent revêtir plusieurs aspects. Les sacroiliites infectieuses constituent une forme particulière peu fréquente et de diagnostic trompeur.

Patients et Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 17 cas de sacro-iliite infectieuse colligés aux services de rhumatologie et d’infectiologie sur une période de 18 ans [1993-2013].

Résultats

Il s’agit de 10 femmes et de 7 hommes avec un âge moyen de 42,7 ans [21-78 ans]. Les signes cliniques d’appel étaient des douleurs fessières inflammatoires (n = 17), des douleurs lombaires basses (n = 1), des douleurs pseudo-radiculaires (n = 2) et une impotence fonctionnelle majeure (n = 4). Les signes généraux observés étaient une fièvre (n = 15), des sueurs nocturnes (n = 7) et une altération de l’état général (n = 12). Ces symptômes évoluaient de façon aigue dans 7 cas, subaigüe et chronique dans 5 cas chacune. Les comorbidités notées étaient le diabète (n = 1) et l’insuffisance rénale au stade d’hémodialyse (n = 1). Le syndrome inflammatoire biologique manquait dans un seul cas, et une leucopénie était notée dans 3 cas. Les radiographies standards étaient normales dans 6 cas. Des abcès des parties molles étaient objectivés par la TDM (n = 5) et par l’IRM (n = 1). Les facteurs favorisants de la sacro-iliite étaient une infection urinaire (n = 7), infection génitale (n = 1), une transfusion sanguine récente (n = 1), une injection intramusculaire (n = 1), une infection cutanée (n = 3) et une grossesse (n = 4) (1 cas de grossesse évolutive, 1 cas de péri- abortum et 2 cas de post-partum). Dans 6 cas, la sacro-iliite était secondaire à une septicémie. Les germes en cause étaient isolés dans 13 cas par hémocultures (n = 4), ECBU (n = 4), biopsie de la sacro-iliaque (n = 1), ponction d’un abcès des parties molles (n = 3) et sérodiagnostic de Wright (n = 5). Les germes identifiées étaient la brucella melitensis (n = 5), le staphylocoque aureus (n = 4), l’Escherichia coli (n = 4), le mycobacterium tuberculosis (n = 2), la klebsiella pneumoniae (n = 1), la klebsiella oxytoca (n = 1) et le pseudomonas aeruginosa (n = 1). Des localisations infectieuses ostéo-articulaires associées étaient mises en évidence chez 5 personnes. Il s’agissait d’une spondylodiscite infectieuse (n = 2), d’une arthrite de la symphyse pubienne (n = 2), d’une arthrite de l’épaule (n = 1) et d’une arthrite de la hanche bilatérale (n = 1). Le traitement consistait à une antibiothérapie adaptée dans tous les cas et un drainage chirurgical des abcès des parties molles résistants au traitement médical dans un seul cas. L’évolution était défavorable chez 2 patients qui avaient présenté un choc septique.

Conclusion

Le diagnostic de sacro-iliite infectieuse doit être évoqué devant toute douleur fessière fébrile, notamment en cas de certains contextes (septicémies, infections uro-génitales, péri-partum…).

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