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Di.05 - Arthrites microcristallines pseudo-septiques sur prothèse articulaire - une pathologie rare méconnue : à propos de 7 cas
S Ahmed Yahia (1); V Zeller (1); N Desplaces (1); P Chazerain (1); L Lhotellier (1); S Marmor (1); JM Ziza (1); - (1) Paris - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les arthrites microcristallines (AM) sont dues aux dépôts synoviaux et /ou intra articulaires de cristaux : qu’il s’agisse de cristaux de pyrophosphate de calcium déhydraté (PPCD) dans la chondrocalcinose (CCA) le plus souvent, cristaux d’urate de sodium (goutte) ou de cristaux d’hydroxy-apatite. Elles peuvent mimer une arthrite septique . Leur localisation possible sur une articulation prothèsée est rare et mal connue

Patients et Méthodes

Nous rapportons 7 observations d’AM sur prothèse articulaire observées entre 1993 et 2013 dans un centre médico chirurgical spécialisé dans la prise en charge des infections ostéoarticulaires

Résultats

3 hommes et de 4 femmes âgés de 67 à 79 ans. La crise d’AM est survenue au genou : 6 cas (prothèse totale : 5 cas et sur une prothèse unicompartimentale : 1 cas) ; sur une prothèse totale de hanche : 1 cas. Le délai de survenue par rapport à l’arthroplastie était variable, (7 jours à 9 ans). Le début était toujours brutal caractérisé par une douleur et une impotence fonctionnelle totale associées à des signes inflammatoires locaux. Une fièvre a été observée chez un patient. Un syndrome inflammatoire biologique à été observé dans 6 cas sur 7. La ponction articulaire a révélé une hémarthrose dans 2 cas ; une arthrite inflammatoire avec polynucléose comprise entre 20 000 et 79 000 polynucléaires/mm3 dans 6 cas. La culture du liquide articulaire était stérile dans 6 cas. Des cristaux de PPCD ont été retrouvés dans 5 cas associés chez une malade à des cristaux d’hydroxyapatite Des cristaux d’urate de sodium existaient dans 1 cas. Chez une patiente l’hémarthrose a été rapportée rétrospectivement à une CCA ancienne. Dans 1 cas une infection à Campylobacter Fetus était associée à la présence de cristaux de PCCD. Dans 1 cas le patient présentait une polyarthrite rhumatoïde érosive mais sans signe d’activité de la maladie sur le plan clinique et échographique. Absence de descellement de prothèse dans tous les cas. La colchicine a permis une amélioration rapide des symptômes et du syndrome inflammatoire 5 fois. L’hémarthrose sur PTH a eu une ponction évacuatrice efficace. Une infiltration corticoïde dans 1 cas à permis une amélioration des symptômes et du syndrome inflammatoire.La patiente ayant conjointement une CCA et une infection sur prothèse à Campylobacter fetus à été traitée par antibiothérapie associé à une excision lavage et une synovectomie.

Discussion

La survenue d’une AM est possible même après arthroplastie car il persiste un résidu cartilagineux et/ou synovial et une néo synoviale « péri prothétique ». Les AM sont le témoin d’une maladie métabolique qui persiste et qui peut se réactiver en post opératoire. Les cristaux sont rarement systématiquement recherchés dans un contexte d’arthrite sur prothèse. Ils sont difficiles à identifier sur hémarthrose. Leur présence n’élimine cependant pas une arthrite septique sur prothèse qui peut coexister. La fréquence de cette affection est sans doute sous estimée.

Conclusion

Bien que rare, le diagnostic d’AM doit systématiquement être évoqué devant une arthrite « pseudo septique » sur prothèse. Il convient de rechercher des microcristaux dans les ponctions en cas d’arthrite sur prothèse évitant parfois un geste chirurgical inutiles et une antibiothérapie prolongée. Le traitement est simple

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