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Di.112 - Les antibiotiques sous biothérapie : une arme automatique ?
P Coquerelle (1); N Cleenewerck (2); - (1) Béthune - France; (2) Beuvry - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

S'il est habituel d'inciter les médecins généralistes à la prudence vis à vis des infections pour les patients sous traitement immunosuppresseur, il n'y a cependant aucunes recommandations précises disponibles pour la prise en charge des infections dans cette situation. Nous présentons une étude du comportement des médecins généralistes du Béthunois face aux infections de leurs patients sous biothérapie pour raison rhumatologique.

Patients et Méthodes

interrogatoire systématique des patients d'un consultant de rhumatologie et d'hôpital de jour pendant 6 semaines sur une infection dans les 8 semaines précédentes et sur la prise en charge de leur médecin généraliste, appel du médecin généraliste pour précisions si nécessaire.

Résultats

Sur 121 patients, 51 étaient sous biothérapie, parmi eux 41% (21) ont déclaré un épisode infectieux, la plupart du temps bénin (ORL).Le caractère justifié du traitement est difficile à établir retrospectivement mais 23% (12) ont eu une prescription d'ATB (voire une automédication... ) . Parmi eux 66% (8) avaient de la fièvre, (ce qui ne constitue pas un critère systématique d'antibiothérapie... ), 34% (4) décrivaient un simple rhume sans fièvre.
En d'autre terme, au moins 8 % des patients sous biothérapies avaient eu une antibiothérapie injustifiée dans les 2 mois.
Les antibiotiques correspondaient à l'arsenal habituel du généraliste (amoxycilline, macrolides, quinolones, C3G).

Discussion

Le traitement des médecins généralistes du Béthunois pour les infections de leurs patients sous biothérapie semblent identiques à leurs autres patients : trop grandes fréquence de la prescription des antibiotiques, sans modifications des molécules utilisées. Cela est confirmé par le questionnement de 50 d'entre eux leurs d'une FMC : 42 avaient au moins un patient sous biothérapie, sans changer leur attitude en cas de sepsis pour la très grande majorité, quasi tous étaient cependant demandeurs d'une aide plus précise dans leur prise en charge.

Conclusion

au moins 8% des patients sous biothérapie ont une antibiothérapie injustifiée sur 8 semaines dans le Béthunois, Il en est probablement de même ailleurs en France, à quand des recommandations plus précises sur la CAT en cas d'infection sous immunosuppresseurs ?

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