Poster électronique

Ma.03 - Quand la bilharziose simule un rhumatisme inflammatoire chronique : place de la sérologie dans le liquide articulaire
T Raonivelo (1); E Ratsima (1); OH Rakotonirainy (1); C Raharisolo Vololonantenaina (1); DS Ralandison (1); - (1) Antananarivo - Madagascar;
26ème Congrès
Poster
0
0 votes.
Vu 30 fois.
Résumé
Introduction

Les manifestations articulaires des parasitoses peuvent être dues à la présence de germes soit dans l’articulation, soit à distance. Le diagnostic de ces maladies est difficile. Nous rapportons deux observations de patients vivant en zone de forte endémicité bilharzienne, présentant des arthrites chroniques imputables à la bilharziose.

Cas Clinique

Le premier patient était un homme de 42 ans, présentant une oligoarthrite chronique, asymétrique et paroxystique des membres inférieurs, accompagnée de douleur sacroiliaque et d’un syndrome dysentérique épisodique. La NFS montrait une hyperéosinophilie sanguine. Le liquide articulaire était inflammatoire, sans micro-organismes identifiés. La biopsie synoviale montrait une synovite non spécifique. Les radiographies articulaires étaient normales. Le diagnostic d’arthrite bilharzienne était posé devant la positivité de la sérologie bilharzienne dans le sang et dans le liquide articulaire, la persistance des symptômes sous AINS puis du Méthotrexate, et la disparition des signes cliniques après traitement par praziquantel.
Notre deuxième cas concernait une femme de 42 ans, consultant pour oligoarthrite asymétrique chronique des membres inférieurs sans atteinte axiale et sans signes extra-articulaires. Elle avait un antécédent de splénectomie pour une bilharziose hépato-splénique. Les examens paracliniques étaient superposables au premier cas, de même que l’amélioration clinique spectaculaire après traitement anti-parasitaire.

Discussion

Schistosoma haematobium et S. Mansoni sont des souches endémiques dans notre pays et le mode de vie de la population l’expose à des infestations répétées, voire massives. Si le caractère arthrophile du Schistosoma est reconnu, le diagnostic d’arthrite bilharzienne est exceptionnel. En effet, le diagnostic est basé sur des faisceaux d’arguments cliniques (oligo, mono- ou polyarthrite, séjour en zone d’endémie), biologiques (liquide articulaire inflammatoire mais sans parasite visible, hyperéosinophilie, augmentation de la VS, identification du parasite), radiographique (pas de pincement de l’interligne) et évolutif (échec des AINS, efficacité spectaculaire du traitement antiparasitaire spécifique). Nos deux cas répondaient à ces critères diagnostiques. Cependant, ces critères pourraient être très peu spécifiques dans les pays tropicaux où on note une forte prévalence de maladies parasitaires. La positivité de la sérologie bilharzienne dans le liquide articulaire pourrait ainsi être un argument supplémentaire pour le diagnostic, cette technique étant accessible techniquement et financièrement dans de nombreux pays tropicaux.

Conclusion

Dans une région où la bilharziose est endémique, un tableau clinique de spondylarthrite ou de polyarthrite chronique non destructrice avec hyperéosinophilie doit faire penser à une arthrite bilharzienne. La sérologie bilharzienne dans le liquide articulaire pourrait être un moyen diagnostic efficient.

remonter
45
Le poster a été trop consulté dans un laps de temps très court.
Fermer
Recherche
Par mot-clé : cliquez ici…
Congrès

Référence / Texte libre

Auteur

Réalisé par CYIM