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Di.02 - Facteurs de risque et d’aggravation de la gonarthrose : intérêts d’étudier les particularités d’un pays
H Rakotoharivelo (1); FN Ratrimoharilala (1); OH Rakotonirainy (1); DS Ralandison (1); - (1) Antananarivo - Madagascar;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

La connaissance des facteurs de risque de survenue de la gonarthrose et celle des facteurs intervenant dans la progression rapide vers un handicap fonctionnel est capitale dans la prévention et la prise en charge de la gonarthrose. Ces facteurs de risque pouvant varier suivant le mode de vie de la population, nous avons réalisé une étude cas-témoins afin d’apprécier les facteurs de risque potentiels rencontrés dans un pays africain.

Patients et Méthodes

Nous avons constitué deux groupes de patients tous âgés de plus de 50 ans : un groupe atteint de gonarthrose diagnostiqué par un rhumatologue et un groupe « témoin ». Les témoins correspondaient aux sujets ne se plaignant pas de douleur du genou ou présentant une douleur du genou mais ne répondant pas aux critères diagnostiques de la gonarthrose de l’ACR. Nous avons étudié les paramètres démographiques et cliniques de chaque groupe, leurs habitudes de vie durant les trente dernières années en évaluant surtout le niveau de surcharge mécanique imprimée sur les genoux et les facteurs de risque décrits dans la littérature. Le score d’handicap fonctionnel de Lequesne était évalué chez le groupe gonarthrose.

Résultats

Nous avons retenu 67 cas de « gonarthrose » et 74 cas de témoin, avec un sex ratio global de 0,65 et un âge moyen identique de 60 ans. Par rapport aux facteurs de risque habituels, 38.8 % des patients « gonarthrose » vs 16.21% témoins avait une IMC > 26 et 70,14% vs 51,35% étaient de sexe féminin. Concernant les habitudes de vie, 55.22% des patients « gonarthrose » avaient des déplacements fréquents sur terrain accidenté vs 51.35% pour le groupe témoin. La position debout ou accroupie plus de quatre heures par jour et l’utilisation de fosses perdues étaient respectivement retrouvées chez 62.68% et 40.54 % du groupe « gonarthrose » vs 38,8% et 55.4% chez les témoins.

Discussion

Le sexe féminin et l’obésité constituaient des facteurs de risque de gonarthrose avec un OR respectif à 2.21 (p : 0.02) ) et 3.24 (p : 0.004). Certaines particularités étaient retrouvées dans notre étude, essentiellement les conditions de travail en position debout ou accroupie plus de 4 heures par jour (OR : 2.44, p<0.01). Constitué à plus de 75% d’agriculteurs, ces conditions sont habituelles dans le repiquage et la récolte du riz, aliment de base de la population. Cependant, les déplacements fréquents sur terrain accidenté ne constituaient pas de facteur de risque particulier (OR : 1.16, IC : 95% 0.57-2.39, p>0.05), malgré que ces situations fassent partie des quotidiens de la population des Hauts-Plateaux, favorisées par les conditions géographiques et l’accès limité aux moyens de transport. Malgré la douleur et les gênes fonctionnels occasionnés par l’utilisation des fosses perdues très couramment utilisées, ce type de toilettes ne constituait pas à lui seul un facteur de risque de gonarthrose (OR : 0.51, IC : 95% 0.24-1.05). Une analyse multivariée par régression logistique a montré une association significative de tous ces paramètres suscités à un handicap fonctionnel majeur (p < 0.001), défini par un score de Lequesne supérieur à 8.

Conclusion

En plus des facteurs de risque décrits dans la littérature, un type de mode de vie d’une population constitue à lui seul un facteur de risque d’apparition de gonarthrose voire un facteur prédisposant à un handicap fonctionnel majeur, qu’il faudrait prendre en compte dans la prise en charge thérapeutique.

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