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Di.38 - Place des disease-modifying antirheumatic drugs (DMARDs) dans le traitement des connectivites dans l’unité de rhumatologie de Cotonou
ZC Zomalheto (1); M Gounongbé (1); M Avimadjè (1); - (1) Cotonou - Bénin;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

Confrontés à des problèmes d’accessibilité liée surtout au coût élevé de certains traitements, les pays en développement ont un arsenal thérapeutique limité en ce qui concerne le traitement de fond des connectivites. De plus les effets néfastes de la corticothérapie largement diffusés par les Ntics rendent difficile leur utilisation. Les DMARDs deviennent une solution pour les praticiens confrontés aux rhumatismes inflammatoires chroniques. L’objectif de ce travail est de déterminer les caractéristiques diagnostiques et la place des DMARDs dans le traitement de fond des connectivites dans l’unité de rhumatologie du CNHU-HKM.

Patients et Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective à visée descriptive portant sur des dossiers des patients vus l’unité de rhumatologie pour une connectivite de la période de janvier 2000 à Mars 2013 (14 ans). Le diagnostic de connectivite a été retenu selon les différents critères diagnostiques validés des maladies systémiques ; HOOGENDIJIK pour la dermatopolymyosite, ACR 1987 pour la polyarthrite rhumatoïde, ACR 1997 pour le lupus, ACR 1989 pour la sclérodermie, AECG pour le Goujerot, SHARP pour les connectivites mixtes.Les données démographiques, diagnostiques et l’arsenal thérapeutique utilisé ont été analysés grâce au logiciel épi info 6.0.

Résultats

Sur 9785 patients vus dans l’unité de rhumatologie, 127 cas de connectivites ont été diagnostiqués soit une fréquence hospitalière de 1,3%. La sex-ratio était de 0,17 (22 hommes pour 105 femmes). L’âge moyen des patients était de 35,2± 5,2 [18-71]. La polyarthrite bilatérale et symétrique et les polyarthralgies inflammatoires étaient le principal mode de révélation. Selon les divers critères diagnostiques utilisés, La polyarthrite rhumatoïde (PR) était diagnostiquée dans 84,3% des cas suivi du lupus systémique (LES) dans 15%, des connectivites mixtes dans 2,3% des cas et de la sclérodermie systémique dans 1,6% des cas. La dermatopolymyosite, et le Goujerot Sjogren étaient rares et représentaient chacun 0,8% des cas. Au plan thérapeutique, la corticothérapie a été largement utilisée dans 94,7% des cas comme traitement efficace et de courte durée. Les DMARDs ont été donnés seuls ou en association chez tous les patients permettant l'arrêt ou l'usage d'une corticothérapie à faible dose. Les plus utilisés sont le Méthotrexate (92,1%), le plaquenil (23,2%), la salazopyrine (8,66%), l’azathioprine (1,57%), le léflunomide (1,57%). Aucune biothérapie n’a été utilisée.

Discussion

Les connectivites sont relativement fréquentes dans notre pays et restent dominées par la PR. La prédominance féminine est observée dans la littérature ceci liée au taux élevé de PR et de LES dans notre série.

Conclusion

La difficulté de plus en plus rencontrée pour la mise en place de la corticothérapie, fait ressortir l’importance des DMARDs dans le traitement de fond de ces affections. Une meilleure politique doit être mise en œuvre pour faciliter leur accessibilité dans un pays pauvre comme le notre.

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