Poster électronique

Di.03 - Habitudes de prise en charge de la goutte par les praticiens algériens
B Bengana (1); S Slimani (2); - (1) Alger - Algerie; (2) Batna - France;
26ème Congrès
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Résumé
Objectif

Décrire les habitudes de prise en charge de la goutte par les rhumatologues Algériens.

Matériels et Méthodes

Un questionnaire en ligne a été élaboré, évaluant les différents aspects de la prise en charge de la goutte, couvrant les aspects diagnostiques et les habitudes thérapeutiques, dans le domaine pharmacologique, non pharmacologique et dans la surveillance de la maladie. Le temps estimé pour répondre au questionnaire était de 5 minutes. Le questionnaire a été envoyé par mail et diffusé sur les réseaux sociaux aux rhumatologues algériens.

Résultats

Nous avons obtenu des réponses de la part de 43 médecins (33 spécialistes en rhumatologie, 10 résidents en rhumatologie), 9/43 exerçant dans le secteur libéral. La moitié des praticiens assurait le suivi régulier d’un nombre de goutteux allant de 5 à 19 patients. Concernant le volet diagnostique, 32/43 avaient bien défini le seuil d’hyperuricémie (> 70 mg/L) et 33/43 chez la femme (> 60 mg/L). 39 médecins avaient défini la goutte par l’association d’une hyperuricémie et d’une arthrite sans précision de siège. 5 médecins seulement traitaient l’hyperuricémie importante même en l’absence de manifestations cliniques. Sur le plan de la prise ne charge thérapeutique, le bilan préthérapeutique comportait chez plus de la moitié des médecins un hémogramme, une uricémie, un bilan rénal et une uraturie des 24h. Le traitement de première intention était représenté par la colchicine chez 39/43 médecins, et les AINS en cas d’intolérance ou d’échec (34/39). Dans la plupart des cas, le schéma posologique classique (3 puis 2 puis 1cp/j) était adopté. Le traitement de fond le plus prescrit était représenté par l’allopurinol (42/43), prescrit après plusieurs crises de goutte ou systématiquement en cas de chimiothérapie anticancéreuse avec hyperuricémie importante. La dose d’initiation de l’allopurinol était de 100 mg/j (32/43), tout en maintenant la colchicine comme traitement symptomatique pour une durée de 2 à 3 mois (19/43) voire plus (13/43). Plus des 2/3 des médecins gardaient une dose stable maximale d’allopurinol d’environ 300 mg/J, bien que la plupart reconnaissent qu’une posologie plus importante était possible. Les conseils hygiénodiététiques sont proposées aux patients par tous les médecins (43/43), avec 33/43 des médecins axant leur conseils sur 4 éléments : la réduction pondérale, l’exercice physique, l’apport hydrique alcalin et le régime pauvre en purines.

Conclusion

Malgré une prise en charge diagnostique et thérapeutique jugée satisfaisante de la goutte par les rhumatologues algériens, certains efforts doivent être employés, particulièrement dans les domaines suivants : seuil d’uriémie pathologique, uricémie à atteindre sous traitement et dose maximale d’allopurinol à employer.

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