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PC.16 - Place des infiltrations articulaires postérieures dans la pathologie rachidienne lombaire
M Michel (1); S Ackah Miezan (1); JH Salmon (1); M Benoit (1); JP Eschard (1); - (1) Reims - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les lombalgies et lomboradiculalgies chroniques sur arthrose inter-apophysaire postérieure sont fréquentes et leur prévalence est estimée entre 15 et 40%. Des infiltrations ont été proposées dans les années 1970 pour traiter ce mal de dos.
Nous avons voulu evaluer l'éfficacité à moyen terme des infiltrations articulaires postérieures lombaires en mesurant l'intensité de la douleur avant et 3 mois après l'infiltration.

Patients et Méthodes

Etude observationnelle réalisée sur 3 mois. Tous les patients ayant eu une infiltration articulaire postérieure sous contrôle radioscopique par un dérivé cortisonique ont été inclus. Recueil des données à l'aide d'un questionnaire standardisé reprenant les caractéristiques démographiques du patient, les caractéristiques de l'infiltration, la recherche d'un antécédent chirurgical lombaire, la notion de réalisation préalable d'iniltrations épidurales. Evaluation de la douleur sur échelle numérique (0 à 10) avant l'infiltration et à 3 mois. Une amélioration significative était définie par un gain d'au moins 2 points sur 10.

Résultats

Soixante-treize patients ont bénéficié d'une ou plusieurs infiltrations articulaire postérieure : 22 hommes et 51 femmes d'âge moyen 61,3 ans. Les indications étaient une lombalgie pour 39 cas (53,4%) et une lomboradiculalgie pour 34 cas (46,6%). Seize patients (22,9%) avaient déjà bénéficiés d'une ou plusieurs infiltration articulaire postérieure pour la même indication. Un antécédent de chirurgie rachidienne lombaire était retrouvé dans 15,3% des cas (n = 11). Trente-trois patients (46,5%) ont bénéficiés d'une ou plusieurs infiltrations épidurales préalables : 11 pour lomblagie et 22 pour lomboradiculalgie. L'infiltration se faisait à 1 étage pour 13 patients, 2 étages homolatéraux pour 30 patients, 1 étage bilatéral pour 22 patients et 2 étages bilatéraux pour 6 patients. L'amélioration en terme de réponse douleur n'est significative que dans les sous-groupes "1 étage unilatéral" et "2 étages bilatéraux". Il n'y avait pas d'influence des infiltrations épidurales préalables et les patients opérés du rachis répondaient moins bien mais sans différence significative.

Discussion

Il est primordial de bien identifier la part de responsabilité des articulations zygaophysaire dans le processus douloureux lombaire. Ainsi, les critères de Cochin établis dans les années 1990 permettraient de selectionner les patients pour lesquels l'infiltration pourrait fonctionner. En pratique courante, ces critères ne sont pas utilisés. La réponse de ce type d'infiltration ne peut être prédite et dépend grandement de l'évolution naturelle de la pathologie.
D'autre part, les infiltrations zygapophysaires offrent une période de rémission nécessaire pour débuter un programme de rééducation. D'ailleurs un tiers de nos patients dit avoir eu un bénéfice plus important après kinésithérapie que grâce à l'infiltration.
Enfin, nombreux sont les patients a avoir déjà bénéficiés d'infiltration, suggérant qu'il existe une certaine efficacité de ce geste.

Conclusion

L'amélioration à la limite de la significativité en terme de douleur pour les infiltrations articulaires postérieures et la répétition de ce type d'infiltration montre qu'elles s'intègrent dans une prise en charge globale de la lombalgie chronique.

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