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Ma.126 - Évaluation en pratique clinique du dosage combiné d'infliximab, d'anticorps anti-médicament et de TNF : à propos d'une cohorte de 68 patients
P Zufferey (1); M Perreau (1); B Aubry-Rozier (1); I Fabreguet (1); AKL So (1); - (1) Lausanne - Suisse;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

L'immunogénicité notamment l’apparition anticorps anti-médicaments (anti-drug antibodies : ADAb) a été proposé comme l'un des principaux mécanismes responsable de l’échec aux traitements biologiques en particulier à l'infliximab. La valeur ajoutée de l'évaluation de l'immunogénicité en pratique clinique reste néanmoins discutée.
L’objectif de ce travail était double : tout d’abord d’évaluer l’apport à la prise en charge d’un dosage combiné d’ADAb et des taux résiduels d’infliximab ainsi que de TNF chez tous nos patients traités par Remicade, d’autre part de d’évaluer si les cliniciens étaient en mesure de prédire chez leurs patients la présence ou non d’ADAb et ou de TNF.

Patients et Méthodes

Les dosages ont été proposés à tous les patients bénéficiant de perfusions d'infliximab dans notre centre entre avril et août 2013. Parallèlement, un questionnaire a été proposé aux cliniciens avant le dosage dans le but de savoir si ceux-ci étaient satisfaits du traitement et/ou suspectaient la présence éventuelle d'ADAb. Les données cliniques démographiques des patients ont été extraites d'une base de données locale .
La technique utilisée pour les dosages était un test Elisa double site sur support solide de la maison Lisa tracker utilisant du TNF pour le dosage de l'infiximab, de l'infliximab pour les ADAb et une IgG anti-TNF pour le TNF. Les dosages ont tous été pratiqués le jour de la perfusion juste avant l'administration.

Résultats

68/72 patients ont eu les dosages effectués. Le collectif était hétérogène (35 SPA, 20 PR, 11 Pso et 2 autres rhumatismes inflammatoires). La durée du rhumatisme était longue (mediane de 80 mois) et le Remicade en général perfusé depuis longtemps (médiane > trois an). Le délai moyen entre la dernière perfusion et le dosage a été de 8 semaines.
Chez 21/68 pts, des ADAb ont été mis en évidence : à taux élevés pour 15 pts et à taux intermédiaires pour 6 pts. L'infliximab n'était plus dosable chez 94 % des patients ayant des ADAb élévés et 94 % des patients avec ADAb élévés avaient un TNF dosable laissant suspecter un échec au moins partiel au traitement.
En l'absence d’ADAb, des taux bas ou non dosables d'infliximab (14/44) étaient en relation avec un délai prolongé entre deux perfusions (>10 semaines). Chez 18 patients sans ADAb, le TNF était dosable laissant suspecter soit une inefficacité du médicament, soit un dosage insuffisant voire un autre cause d'inflammation responsable de l'augmentation du TNF.
La présence d’ ADAb n’a été prédite que de manière médiocre par le clinicien. Seul 50 % des ADAb ont été suspectés et à contrario les cliniciens ont suspectés des ADAb chez 30 % des patients qui n'en n'avaient pas. Finalement seuls 6/11 patients considérés comme insuffisament traités par le clinicien avaient du TNF élevé. 5 de ces 6 pts avaient par contre des ADAb.

Conclusion

Dans cette étude monocentrique, nous avons retrouvé des ADAb chez 30% des patients traités par du Remicade depuis de nombreux mois. La présence d'ADAb était bien corrélée avec des taux résiduels bas de médicament et la présence de TNF mais par contre prédite que de manière médiocre par le clinicien. L'intégration de ces dosages dans la stratégie de prise en charge de patients sous Remicade reste dès lors à préciser.

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