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Di.138 - Traitement par risédronate des patients ayant une prothèse de hanche avec résorption péri-prothétique douloureuse : étude observationnelle
A Behra-Marsac (1); C Mabit (1); P Bertin (1); PM Preux (1); R Trèves (1); C Dufauret-Lombard (1); P Vergne-Salle (1); C Bonnet (1); - (1) Limoges - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

La mise en place d’une prothèse totale de hanche (PTH) est le traitement principal des coxarthroses sévères. Elle améliore la qualité de vie, les douleurs, et l’autonomie des patients. Néanmoins, une ostéolyse péri-prothétique peut survenir dans 3% des cas en région fémorale et 5% en région acétabulaire, aboutissant progressivement au descellement. Actuellement, cette complication nécessite le remplacement prothétique. Les bisphosphonates (BP) sont des inhibiteurs de la résorption osseuse, utilisés dans le traitement de l’ostéoporose. Des études contrôlées randomisées ont montré que les BP pouvaient prévenir la perte osseuse, après la mise en place de la PTH. L’hypothèse est que les BP pourraient stopper la résorption périprothétique. Le but de notre étude était d’évaluer l’efficacité des BP chez des patients ayant une résorption péri-prothétique douloureuse, sur la douleur, la perte osseuse radiographique et la densité périprothétique.

Matériels et Méthodes

Une étude observationnelle, monocentrique, de type cohorte, incluait des patients ayant un descellement aseptique douloureux de leur PTH, diagnostiqué par le chirurgien. Tous les patients recevaient Risédronate 75 mg, un comprimé à prendre 2 jours consécutifs par mois, pendant 2 ans. Le critère de jugement principal était la douleur à la marche évaluée à l’aide de l’Echelle Visuelle Analogique (EVA). Les critères secondaires incluaient la douleur au repos et nocturne, le périmètre de marche, le nombre de reprise chirurgicale. Les radiographies étaient analysées par un radiologue selon les critères d’O’Neill et Harris. Les lésions radiographiques étaient séparées en 7 zones fémorales de Gruen, et 3 acétabulaires de Lee. La densitométrie péri-prothétique fémorale étaient mesurées selon les 7 zones de Gruen, tous les 6 mois.

Résultats

22 patients ont été inclus, avec 68 ans de moyenne d’âge. La durée moyenne de mise en place de la PTH était de 9,9 ans. A l’inclusion, l’EVA douleur à la marche était de 5,02. Une diminution statistiquement significative de cette douleur a été observée après 18 mois de traitement, avec une EVA moyenne de 2,5. Le périmètre de marche a significativement augmenté de 1,25 km après 18 mois. Concernant la douleur au repos le risédronate a semblé apporter un bénéfice, mais du fait de la non significativité des résultats, nous n’avons pu l’affirmer. Au cours de l’étude, 8 patients (36%) ont nécessité une reprise chirurgicale. L’analyse radiologique a montré une diminution de la résorption péri-prothétique, prédominant en région fémorale proximale et acétabulaire. La mesure de la densité osseuse péri-prothétique a montré un gain non significatif dans toutes les régions fémorales, avec une prédominance en proximal.

Conclusion

Dans cette étude observationnelle, le traitement par risédronate utilisé chez les patients ayant une PTH avec une résorption péri-prothétique douloureuse semble avoir une efficacité sur la douleur, avec une diminution significative de la douleur à la marche, et une augmentation significative du périmètre de marche. Seulement 36% des patients ont nécessité une reprise de PTH. Une étude randomisée devra être réalisée pour confirmer ces résultats.

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