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Ma.127 - Intérêt du suivi de la déplétion lymphocytaire B chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par rituximab
AP Trouvin (1); S Jacquot (1); S Grigioni (1); I Dutot (1); X Le Loet (1); O Vittecoq (1); O Boyer (1); V Goeb (2); - (1) Rouen - France; (2) Amiens - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

Le rituximab est un anticorps monoclonal permettant de contrôler certaines formes de polyarthrite rhumatoïde (PR). Cependant le schéma posologique actuel impose d’attendre un début de rechute de la maladie pour envisager un nouveau cycle de traitement. L’intervalle entre deux cycles de traitement varie d’un patient à l’autre et est donc imprévisible lors de l’initiation d’un traitement par rituximab, ce qui pose le problème du suivi et de la décision thérapeutique de retraitement. Notre objectif est d’évaluer l’intérêt du suivi de la déplétion des sous-populations lymphocytaires B après initiation du rituximab pour guider le retraitement afin de devancer la rechute clinique de la maladie.

Patients et Méthodes

Étude monocentrique prospective, ayant inclus tous les patients atteints de PR répondant aux critères diagnostiques de l’EULAR et recevant 2 perfusions d’un gramme de rituximab à 15 jours d’intervalle. Les patients ont été suivis cliniquement et biologiquement tous les deux mois jusqu’à décision de retraitement. L'évaluation clinique colligeait l’activité clinique de la PR et les événements indésirables. L'évaluation biologique comportait les paramètres inflammatoires, les anticorps (facteur rhumatoïde, ACPA), les titres en immunoglobulines et le typage lymphocytaire B. Le clinicien, à chaque visite était en insu des résultats du typage lymphocytaire pour décider ou non d’une rechute et donc d’un retraitement.

Résultats

Trente neuf patients ont été inclus de mars 2010 à décembre 2011 avec un suivi jusqu'en janvier 2013. Sept patients ont bénéficié de deux cycles de traitement et un total de 46 cycles de rituximab ont ainsi été analysés. Le DAS 28 moyen initial était 5,44 (3,69 - 7,38) ; 33 patients étaient facteurs rhumatoïde et /ou ACPA positifs. A 6 mois, il a été observé une réponse clinique bonne à modérée selon les critères EULAR pour 44 cycles (96%). La durée moyenne avant retraitement était de 13 mois.
Après administration de rituximab (selon protocole usuel), le nombre total CD19+ a diminué significativement (0,155G/l vs 0,0002G/l, p <0,0001) avec, pour tous les patients, une déplétion complète en lymphocytes B mémoires (CD19+ CD27+) et transitionnels (CD19+ CD38++ CD24++) (p <0,0001). À la rechute clinique les lymphocytes B étaient ré-ascensionnés chez tous les patients sauf un. Une majorité significative de patients rechutent cliniquement dans les 4 mois qui suivent la réascension des lymphocytes B (p = 0,04), des B mémoires (p = 0,01) et des B transitionnels (p = 0,007).

Conclusion

La ré-ascension des lymphocytes B CD19+ et sous populations précède la rechute clinique et permet donc de prédire celle-ci avec 4 mois d’avance. Le titrage des populations lymphocytaires B pourrait être proposé comme outils de suivi afin d'anticiper la rechute clinique et donc d'envisager un retraitement au plus proche de la rechute permettant de rester dans un "controle serré" de la maladie.

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