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Di.06 - L’hypertension artérielle lors du traitement de la crise de la goutte par AINS
E Mikhnevich (1); C Mytnik (1); - (1) Minsk - Bélarus;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

L’hypertension artérielle (HTA) est une des fréquentes comorbidités de la goutte. Pendant la crise de la goutte on observe souvent le développement de l’HTA soit pour la première fois, soit la déstabilisation de l’HTA déjà traiteé. La combinaison des facteurs (douleur, fonction rénale, hyperuricémie, paramètres de sévérité de l’HTA, médicaments) pourraient y jouer un rôle.
Objectif. Définir les facteurs s’associant à la déstabilisation de l’HTA chez les patients hypertendus prenant régulièrement leur traitement anti-hypertensif (ttt AHT).

Patients et Méthodes

405 patients ayant une crise de la goutte sont entrés dans cette étude. Le diagnostic de la goutte a été basé sur les critères d’ACR, 1977. 83% des patients sont des hommes, l’âge moyen est de 55,5±9,8 ans, la durée moyenne de la maladie est de 7,6±5,8 ans. Dès le début de la crise tous les patients prenaient des AINS de courte durée d’action, le Diclophenac étant préferé. 74,1 % (n = 300) des patients souffraient d’HTA, parmi eux 61,7% (n = 185) des patients recevaient régulièrement leur ttt AHT, étant entièrement efficace avant la crise de la goutte. Ces derniers ont été répartis en 2 groupes : groupe 1 (n = 73) avec une TA normale au cours de l’attaque goutteuse, groupe 2 (n = 112) avec une augmentation de la TA >140/90 mmHg durant la crise de la goutte. On a comparé les différants paramètres (sévérité de l’HTA, facteurs de risques de l’HTA, signes de la goutte, durée du ttt et doses d’AINS, au total 60) entre les groupes et défini les facteurs favorisant la déstabilisation de l’HTA chez les patients prenant régulièrement leur ttt AHT.

Résultats

25,9% (n = 105) des patients n’avaient pas auparavant d’HTA, parmi eux chez 10,4 % (n = 42) des patients on a constaté l’HTA pour la première fois et le ttt AHT a été préscrit. Parmi 300 patients hypertendus 65,7% (n = 197) avaient l’HTA déstabiliseé pendant la crise goutteuse.
En comparant les différents paramètres entre 2 groupes on voit que le nombre de patients avec les C-RP à titre élévé prédominait dans le groupe de l’HTA instable suite au ttt par AINS (OR-2,12, 95%CI, 1,68-2,66 ; p = 0,016). En plus, dans le même groupe, on a vu plus de patients avec protéinurie (OR-2,15 ; 95%CI, 1,72- 2,69 ; p = 0,027).
La durée du ttt AINS jusqu’au moment de la détection de la TA éléveé a été statistiquement différente entre les groups. Les patients prenant les AINS pendant 20 jours et plus (AUC = 0,63,p = 0,016,Se = 90,4%, Sp = 33,9%, OR = 3,23, CI95%, 2,61-4,00) avaient le plus haut risque de la déstabilisation de l’HTA. 56,2% (n = 41) des patients du groupe 1 et 61,6% (n = 69) des patients du groupe 2, sans différance (χ2 = 0,54, p >0,05), prenaient les doses maximales d’AINS.

Conclusion

La déstabilisation de l’HTA durant une crise de la goutte a été enrégistreé dans 59,5% des cas, parmi lesquels 10,4 % de nouveaux cas de l’HTA et 27,7 % des patients qui recevaient régulièrement leur ttt anti-hypertensif efficace avant la crise de la goutte. Chez les patients hypertendus la déstabilisation de l’HTA lors d‘une crise goutteuse s’associe à la présence de la C-RP augmentée dans le sang, ainsi qu’à la protéinurie. Les hautes doses d’AINS ne sont pas si importantes par rapport à la durée du ttt par AINS. La présence de ces facteurs nous incite intensifier le traitement anti-hypertensif lors d’une crise de la goutte, ainsi que le ttt antiinflammatoire.

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