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Ma.115 - Traitement pharmacologique l’arthrose dans le service de rhumatologie au CHU du Point G
B Kodio (1); S.I. Pamanta (1), S Touré (1), P.E Modi (1), I. Ah Cissé (1). - (1) Bamako - Mali;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

L’arthrose est une affection fréquente dont l’incidence et le coût augmentent avec le vieillissement populationnel [1]. La prise en charge doit être personnalisée selon l’évolution, la comorbidité et la iatrogénie [2]. La faiblesse des données au Mali a motivé notre étude.
BUT – Recenser les classes thérapeutiques prescrites dans l’arthrose et leur modalité d’utilisation.

Patients et Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective de 12 mois (Janvier à Décembre 2005), réalisée dans le service de Rhumatologie au CHU du Point G. Tout patient âgé de 18 ans ou plus traité pour arthrose à été inclus. Le diagnostic était retenu selon les arguments : Cliniques (douleur mécanique, apyrétique), Radiographiques (pincement de l’interligne, ostéophytes, géodes sous-chondrales) ; Biologiques : syndrome inflammatoire absent ou mineur.

Résultats

Cent soixante deux des 1438 patients (11,2 %) vus sur une période de 12 mois, souffraient d’une arthrose. Elle affecte plus la femme (76,5%), pour la plupart des ménagères (42,6%), avec une moyenne d’âge de 55,14 ± 11,3 ans. La douleur était mécanique dans 77,5% des cas. La localisation de l’arthrose était multifocale et intéressait surtout le rachis lombaire et le genou soit 49,38% chacune, le rachis cervical (12,34%), la hanche (7,4%). Les localisations rares concernaient le rachis dorsal (2 cas), l’épaule (2 cas), la main (3 cas) et le pied (1 cas) . L’HTA (29,6%), le kyste poplité (12,96%), la goutte (12,96%), la polyarthrite rhumatoïde (3,08%), le diabète de type 2 (3,08%) étaient les principales affections comorbides. Les patients avaient reçu des antalgiques (83,9%), des AINS (67,3%), des anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente (30,8%), des injections de corticoïde retard (4,9%) et la viscosupplémention a été faite chez 1 patient. Le paracétamol était associé aux AINS dans 38,9% des cas et aux opioïdes mineurs dans 35,2% des cas. L’ibuprofène et le diclofénac ont été les AINS les plus prescrits aux patients. La diacerhéine et la chondroitine sulfate ont été respectivement prescrit 30,2% et 15,43% des cas. La triamcinolone a été l’unique corticoïde injecté en intra-articulaire. L’ulcère gastrique endoscopique (5 cas) et la dyspepsie (4 cas) ont compliqué la prescription des AINS. Les opioïdes faibles ont entraîné des vertiges et une insomnie chez 4 patients.

Discussion

Les recommandations de l’EULAR [2] prévalent dans la prise en charge de l’arthrose. Le traitement pharmacologique objectivait d’améliorer l’autonomie du patient en diminuant la douleur mécanique et la poussée inflammatoire [2]. Le coût onéreux des Coxibs et des AASAL au Mali limitent la prescription aux antalgiques (Paracétamol : 84%) et AINS (Ibuprofène, Diclofénac). La viscosupplementation même indiquée n’est pas de réalisation aisée (coût et indisponibilité des médicaments).

Conclusion

L’arthrose représente 11,2 % des consultations rhumatologiques au CHU du Point G. Le paracétamol est l’antalgique le plus prescrit, seul ou en association avec les opioïdes faibles. Les AINS sont plus bénéfiques au cours des poussées. Les AASAL sont peu prescrits en raison leur coût onéreux.

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