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Ma.23 - Le mal de Pott n’est pas exceptionnel : à propos d’une série de 35 cas
N Elamri (1); K Baccouche (2); Z Alaya (1); D Amri (1); S Belghali (1); H Zeglaoui (1); E Bouajina (1); - (1) Sousse - Tunisie; (2) Sousse - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

La tuberculose est encore d’actualité et connaît un regain d’intérêt, en raison de sa recrudescence actuelle dans le monde. La localisation ostéo-articulaire représente 3 à 5% des cas de tuberculose. Le mal de Pott en constitue la localisation la plus fréquente.
Le but de notre étude est de décrire les aspects cliniques, radiologiques, bactériologiques et thérapeutiques de la spondylodiscite tuberculeuse.

Patients et Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 35 cas de spondylodiscite tuberculeuse colligés au service sur une période de 15 ans [1998-2013].

Résultats

Notre population se compose de 14 hommes et 21 femmes avec un sexe ratio 2/3. L’âge moyen est de 58,5 ans [18-83]. Les co-morbidités notées étaient un diabète (n = 4), une insuffisance rénale au stade d’hémodialyse (n = 1) et une corticothérapie générale (n = 1). Un antécédent de tuberculose était présent chez 4 patients. Les circonstances de découverte étaient des rachialgies inflammatoires dans 33 cas associées à des signes généraux à type d’altération de l’état général (n = 22) et des sueurs nocturnes (n = 11). La fièvre manquait chez 16 patients. L’atteinte neurologique était objectivée chez 20 patients. Les radiculalgies en constituaient la manifestation la plus fréquente. Il s’agissait de lombosciatique (n = 9), de névralgies intercostales (n = 4), de cruralgies (n = 4) et de névralgies cervico-brachiales (n = 3). Un déficit moteur était objectivé dans 9 cas et des troubles vésico-sphinctériens étaient notés chez 4 patients. Un tableau de compression médullaire est survenu dans 6 cas. La durée moyenne d’évolution était de 8 mois et demi. Le syndrome inflammatoire biologique était absent dans 2 cas. Les radiographies standards étaient normales dans 5 cas. La TDM pratiquée dans 22 cas et l’IRM pratiquée dans 25 cas montraient une épidurite (n = 18), une infiltration des paries molles (n = 12), des abcès des parties molles (n = 15) et des abcès endocanalaires (n = 7). L’atteinte était multi-étagée dans 4 cas et multifocale dans 5 cas. L’atteinte cervicale était observée dans 5 cas. Le mycobacterium tuberculosis était isolé dans 13 cas via une ponction biopsie disco-vertébrale (n = 5), une ponction des abcès des parties molles (n = 6) et un prélèvement d’une autre localisation (2 cas). L’origine tuberculeuse était retenue dans les autres cas sur des données cliniques et radiologiques. Tous les patients étaient mis sous quadrithérapie anti-tuberculeuse. La chirurgie était nécessaire dans 7 cas. Le geste chirurgical constituait à une laminectomie décompressive dans 4 cas, une évacuation des abcès dans un cas et l’association de deux gestes dans 2 cas. L’évolution était défavorable dans 2 cas avec persistance de séquelles neurologiques. Un cas de vascularite secondaire au traitement anti-tuberculeux a été noté.

Conclusion

La spondylodiscite tuberculeuse est souvent d’évolution insidieuse ce qui est à l’origine d’un retard diagnostic. L’isolement du mycobacterium tuberculosis est difficile. Le diagnostic est souvent basé sur un faisceau d’arguments épidémiologiques, cliniques, biologiques et radiologiques.

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