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Ma.24 - Les spondylodiscites brucelliennes
N Elamri (1); K Baccouche (1); S Belghali (1); D Amri (2); Z Alaya (1); H Zeglaoui (1); N Bagane (1); E Bouajina (1); - (1) Sousse - Tunisie; (2) Sousse - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

La brucellose est une anthropozoonose encore endémique en Afrique et au bassin méditerranéen. Elle peut se présenter sous différentes formes et toucher plusieurs organes. Les formes focalisées se caractérisent par la fréquence des localisations ostéo-articulaires observées dans 10 à 85% des cas selon les séries. L’atteinte axiale est la plus répandue.
Le but de notre étude est de déterminer les caractéristiques cliniques, biologiques, radiologiques et thérapeutiques de la spondylodiscite brucellienne.

Patients et Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 16 cas de spondylodiscite brucellienne colligés sur une période de 15 ans [1998-2013].

Résultats

Sur 78 cas de spondylodiscite infectieuse hospitalisés dans notre service 16 cas étaient des spondylodiscites brucelliennes. Notre série se compose de 15 hommes et une femme avec un âge moyen de 54,9 ans [37-71]. Parmi nos patients 7 avaient une profession exposée et tous les autres étaient consommateurs de lait cru. Le délai moyen d’évolution était de 4 mois et demi. La présentation clinique était un syndrome rachidien associé à une fièvre suduro-algique dans 7 cas. Les signes généraux étaient présents dans 6 cas. Les signes neurologiques étaient observés dans 7 cas. Il s’agissait de lombosciatique (n = 1), de névralgies intercostales (n = 1), de névralgies cervico-brachiales (n = 1) et de cruralgies (n = 1). Un déficit musculaire était objectivé dans 3 cas. Des troubles vésicosphinctériens étaient observés dans 2 cas. Un seul cas de compression médullaire était noté. Le syndrome inflammatoire biologique manquait chez 5 personnes. La TDM (pratiquée dans 5 cas) et l’IRM (pratiquée dans 12 cas) ont montré une épidurite (n = 1), une infiltration des parties molles (n = 2), un abcès péri-vertébral (n = 1) et un abcès endocanalaire (n = 2). Le siège de la spondylodiscite était cervical (n = 2), dorsal (n = 1), lombaire (n = 11) et dorso-lombaire (n = 2). La scintigraphie osseuse pratiquée dans 5 cas montrait une hyperfixation localisée dans tous les cas. L’origine brucellienne était retenue devant une séroagglutination de wright positive dans tous les cas avec un taux d’agglutination >1/80. La ponction biopsie disco-vertébrale pratiquée dans 3 cas a permis d’isoler Brucella mélitensis une seule fois. Nos patients ont été traités par les associations de la Rifadine à la Vibramycine (n = 7), à la Tétracycline (n = 5), à la Vancomycine (n = 2), ou à la Ciprofloxacine (n = 1). Par ailleurs, un cas a été traité par l’association vibramycine-bactrim. Le traitement chirurgical était nécessaire dans un seul cas et consistait à une laminectomie et évacuation des abcès paravertébraux et endocanalaires. L’évolution était généralement favorable sauf pour un patient qui a présenté des complications du décubitus et des séquelles neurologiques.

Conclusion

La spondylodiscite brucellienne est encore fréquente sous nos cieux. Elle est généralement d’évolution insidieuse aboutissant à un retard diagnostique et des complications neurologiques redoutables. Le sérodiagnostic de Wright constitue un outil diagnostic performant permettant de retenir l’origine brucellienne de la spondylodiscite infectieuse dans la majorité des cas.

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