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Ma.22 - Les spondylodiscites infectieuses : à propos de 78 cas
N Elamri (1); K Baccouche (1); H Zeglaoui (1); S Belghali (2); D Amri (1); Z Alaya (1); E Bouajina (1); - (1) Sousse - Tunisie; (2) Sousse - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

la spondylodiscite infectieuse constitue un motif d’hospitalisation fréquent en rhumatologie. Nous rapportons l’expérience de notre service dans le diagnostic et la prise en charge de cette pathologie.

Patients et Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 78 cas de spondylodiscites infectieuses colligés durant une période de 15 ans [1998-2013]. Le diagnostic a été retenu en se basant sur des données cliniques, biologiques, radiologiques et bactériologiques.

Résultats

Notre population se composait de 50 hommes et de 28 femmes avec un âge moyen de 59,2 ans [18-84]. Un terrain favorisant était trouvé chez 21 patients. Il s’agissait d’un diabète (17,9%), d’un antécédent de tuberculose extra-articulaire (7,7%), d’une insuffisance rénale au stade d’hémodialyse (2,3%), d’une chirurgie vertébrale récente (3,8%), d’une chirurgie viscérale (2,5%) et d’une corticothérapie au long cours (1,2%). La douleur rachidienne, était de rythme inflammatoire dans 89,9% des cas. Les signes généraux observés étaient une fièvre dans 48,7% des cas, des sueurs nocturnes dans 26,9% des cas et une altération de l’état général dans 50% des cas. Les signes neurologiques présents dans 55,9% des cas. Un tableau de compression médullaire est noté dans 9% des cas. Le syndrome inflammatoire biologique était absent dans 10,3% des cas. L’IRM et la TDM rachidiennesrachidiennes, réalisées respectivement dans 76,9% et 47,4%, ont montré une épidurite dans 52,6%, un abcès des parties molles dans 34,6%, une infiltration des parties molles dans 28,2% et un abcès endocapilaire dans 14,2% des cas. La spondylodiscite était multifocale dans 7,7% et multiétagée dans 11,5% des cas . Les étages touchés étaient l’étage lombaire dans 66,6%, l’étage dorsal dans 26,9% et l’étage cervical dans 8,5% des cas. Le germe incriminé était isolé dans 53,5% des cas. La ponction disco-vertébrale (réalisée dans 42,3% des cas) était contributive dans 27,2% des cas. La ponction d’un abcès des parties molles (pratiquée dans 14,1% des cas) avait un rendement de 85,9% des cas. Les hémocultures étaient positives dans 7,7% des cas. L’ECBU avait permis d’isoler le germe dans 6,4% des cas et un prélèvement cutané dans 1,2% des cas. La sérologie de Wright était positive dans 20,5% des cas. Ces germes étaient par ordre de fréquence décroissant la tuberculose dans 44,9%, la brucellose dans 20,5% des cas et des germes pyogènes dans 29,5% des cas. Tous les patients ont bénéficié d’une antibiothérapie adaptée. Le recours à la chirurgie était nécessaire dans 14,1% des cas. Le geste opératoire était une laminectomie décompressive dans 90% des cas et une évacuation des abcès des paries molles dans 40% des cas. L’évolution était favorable dans 93,2% des cas. Un décès est survenu suite à une septicémie grave.

Conclusion

La présentation clinique de la spondylodiscite infectieuse est polymorphe et la détermination du germe en cause peut s’avérer difficile. Dans notre série, il s’agissait d’une spondylodiscite à germe spécifique dans la majorité des cas. . La prise en charge par une antibiothérapie adaptée aboutit dans l’ensemble à une bonne évolution clinique. Les complications neurologiques peuvent régresser, plus rarement l’issu est fatal.

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