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Ma.01 - Des synovites qui ne manquent pas de piquants…
E Fianyo (1); S Guignard (1); A Economu-Dubosc (1); N Thelier (1); K Davidowicz (1); X Chevalier (1); - (1) Créteil - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les synovites à piquants sont secondaires à une blessure animale ou végétale. Elles posent des problèmes diagnostiques en raison de la suspicion d’infection à germes inhabituels.

Cas Clinique

Cas n° 1 : Mme J.M., 41 ans consultait pour une arthrite apparue après s’être fait éperonner par un poisson de type orphie. Depuis, persistait un épanchement du genou stérile, contenant 24 800 éléments dont 72% polynucléaires neutrophiles. Les radiographies montraient des débris du nez du poisson dans les parties molles. Une synovectomie chirurgicale était réalisée, dont la culture était stérile et l’examen anatomopathologique ne montrait qu’une inflammation synoviale. L’évolution était favorable.
Cas n° 2 : Mr R.G., 58 ans, présentait une monoarthrite du poignet gauche apparue après une piqûre par une feuille de palmier. Les radiographies étaient normales. L’échographie montrait une synovite inflammatoire du poignet avec des érosions du carpe. L’arthroscopie retrouvait une lésion de consistance molle dont l’exérèse suivie d’un lavage articulaire étaient réalisés. La culture restait stérile, l’examen anatomopathologique sans granulome. L’évolution était favorable.

Discussion

La pénétration d’un piquant végétal ou animal peut être responsable d’une monoarthrite, d’une ténosynovite, d’une bursite, ou d’un épaississement des parties molles. La difficulté vient de ce que les signes initiaux s’amendent, puis, après un intervalle libre, s’installe une arthrite subaigüe ou chronique. Il n’y a ni fièvre, ni adénopathie satellite, ni syndrome inflammatoire biologique. Le liquide articulaire est inflammatoire à prédominance de polynucléaires neutrophiles. L’examen en lumière polarisée peut montrer des particules biréfringentes permettant le diagnostic. Le mécanisme évoqué est une réaction à corps étranger.
La possibilité d’une arthrite septique à germe à croissance lente reste la préoccupation principale.Le germe le plus souvent mis en cause est Plantoea agglomerans. La mise en culture des biopsies de la membrane synoviale est indispensable, ainsi que la sérologie de la pasteurellose. Les clichés standards peuvent mettre en évidence des fragments radio-opaques. L’IRM est d’interprétation souvent difficile. Le scanner ne permet pas de détecter les fragments de moins de 0,5 mm. L’échographie est l’examen de choix. L’examen anatomopathologique apporte le diagnostic en révélant le corps étranger, ou par des arguments indirects : granulome à cellules géantes.

Conclusion

Les arthrites à piquants ne sont pas rares. Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments. Une prise en charge précoce avec exérèse rapide et complète des piquants prévient l’évolution vers la destruction articulaire.

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