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Di.97 - Facteurs prédictifs de réponse et données de tolérance du tocilizumab au cours de la polyarthrite rhumatoïde
L Dick (1); L Pueyo (2); A Bisson-Vaivre (2); R Varin (2); R Delplanque (1); O Vittecoq (3); D Alcaix (1); P Fardellone (4); V Goeb (4); - (1) Le Havre - France; (2) Rouen - France; (3) Bois-Guillaume - France; (4) Amiens - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

De nombreux biomédicaments sont disponibles pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR) dont le tocilizumab (TCZ), anticorps monoclonal anti-récepteur de l'interleukine 6. Notre travail a pour objectifs d’identifier les facteurs prédictifs de réponse au TCZ et d'évaluer l'efficacité et la tolérance de ce récent biomédicament au cours de la PR dans la « vraie vie ».

Patients et Méthodes

Etude observationnelle, rétrospective, multicentrique des patients de 4 hôpitaux atteints de PR et traités par TCZ. L’efficacité repose sur l'évolution des données cliniques (DAS 28, nombre d’articulations douloureuses/gonflées, échelle visuelle analogique (EVA) maladie/douleur, dérouillage matinal) et biologiques (CRP, VS à la 1ère heure) avant instauration du traitement (J0), puis à 1, 3 et 6 mois avec réponse EULAR, rémission (DAS 28 < 2,6) et low disease activity (LDA) : DAS 28 ≤ 3,2. La recherche de facteurs prédictifs de réponse à 6 mois (M6) s'est basée sur une comparaison de ces variables entre différents groupes de patients (rémission versus autres, bons répondeurs EULAR versus autres). La tolérance a été évaluée via le recueil des effets indésirables (ei) pour l'ensemble des patients.

Résultats

51 patients (2/3 femmes), d'âge moyen 54 ans, souffrant majoritairement de PR active sévère (52%) ont été inclus. On notait principalement une association au MTX (59%) et 29,4% de monothérapie, 10% des patients étaient naïfs de biomédicament et 14% d'anti-TNF. Dès la 1ère perfusion : amélioration significative des paramètres cliniques et biologiques, 35,1% de patients bons répondeurs EULAR, 41,0% de patients en rémission, et 15,4% de patients en LDA. Puis poursuite de l’amélioration avec 56,8% de bonne réponse, 46,2% de rémission et 18,0% de LDA à M6. L’EVA maladie moyenne à J0 a été la seule variable significativement différente entre les patients en rémission à M6 (57,8) et les autres (70,2) (p = 0,046). Parmi les 65 ei (161,3 pour 100 patients-années ou PA) recensés, il y avait 12 ei graves dont 8 ayant causé l’arrêt définitif du TCZ (dyspnée de stade 2, déficit moteur, etc... ). Il s’agissait majoritairement d’infections (voies respiratoires hautes) (44,7/100PA), mais aussi de cytolyses hépatiques modérées (transaminases ≤ 3N) (29,8/100PA), neutropénies légères (0 neutropénie de grade 4) (12,4/100PA), dyslipidémies (32,3/100PA) et réactions à la perfusion (12,4/100PA).

Discussion

Dans notre étude, l’efficacité du TCZ a été d’apparition rapide et croissante dans le temps. Plus l’EVA maladie était faible avant le début du traitement, plus la probabilité d’atteindre la rémission à 6 mois était élevée. Le profil de tolérance observé est conforme aux données de la littérature tant au niveau du TCZ lui-même dans les études pivots que des autres biomédicaments.

Conclusion

Notre étude « vraie vie » confirme l’efficacité clinique et biologique du TCZ et sa bonne tolérance au cours de la PR. Seule l’EVA maladie a un lien significatif avec la rémission à 6 mois de traitement. L’intégration de l’EVA maladie avec d’autres paramètres validés lors d’études contrôlées (association au MTX, être naïf de biomédicament ou d’anti-TNF) au sein d’un score pronostique pourrait permettre une meilleure estimation des chances de rémission.

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