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Lu.85 - Pratique de la course à pied : quel risque « arthrogène » ?
P Le Goux (1); - (1) PUTEAUX - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Au plan épidémiologique les études transversales et les suivis longitudinaux montrent clairement un effet délétère sur le cartilage articulaire pour toute activité sportive lorsqu'elle est pratiquée intensément ou à haut niveau.
La pratique d'une activité physique dite en charge comme la course à pied (jogging, course de longue distance) peut au meme titre engendrer des lésions d'arthrose. La question qui se pose est d'évaluer à partir des données de la littérature l'impact réel de cette pratique sur les articulations portantes (hanche, genou) chez nos patients, et de déterminer le risque éventuel de survenue d'une arthrose en fonction de la dose d'entrainement et notamment de la la distance hebdomadaire parcourue.

Patients et Méthodes

Plusieurs études ont été retenues pour analyser le risque arthrogène de la course à pied :
- une étude prospective avec suivi radio clinique sur 18 ans évaluant le risque de gonarthrose chez 45 coureurs agés de 58 ans versus 53 sujets controle
- une revue issue de plusieurs bases de données EBM comprenant 10 études rétrospectives avec cas controle et 3 essais prospectifs appréciant le risque de coxarthrose
- un suivi prospectif sur 20 coureurs d'élite marathoniens appareillés à des sujets controle visant à déterminer le risque de gonarthrose et de coxarthrose.

Résultats

Concernant le lien gonarthrose et course de longue distance, le groupe coureur ne présentait pas plus d'arthrose prévalente que le groupe témoin, de meme qu'il n'était pas noté de cas d'arthrose plus sévère (stades de Kelgren). On note en régression multivariée qu'un IMC élevé à la base et la présence initiale de lésions arthrosiques constituent des facteurs péjoratifs de progression.
Pour la hanche les études poolées montrent une augmentation très modérée du risque de coxarthrose chez les coureurs avec un OR estimé à 1,24 jugé non significatif. Aucune différence n'apparaissait non plus entre les 2 sexes.
Enfin les coureurs de compétition avaient un risque d'arthrose un plus élevé pour la hanche mais pas pour le genou, comparés aux sujets controle.

Discussion

Il n'est globalement pas mis en évidence de progression plus importante de l'arthrose chez les coureurs par rapport aux non coureurs, la population des coureurs bénéficiant plus souvent de meilleurs indices de qualité de vie (IMC, trophicité musculaire, état cardio-vasculaire..). La coxarthrose semble survenir un peu plus fréquemment surtout chez le sportif de haut niveau mais avec un niveau de preuve qui reste assez faible.

Conclusion

La pratique de la course à pied n'est pas particulièrement génératrice d'arthrose aux articulations portantes avec toutefois un risque un peu plus élevé à la hanche notamment chez le marathonien. Le seuil quantitatif de tolérance (kilométrage par semaine) reste tres variable d'un individu à l'autre faisant intervenir la notion de dosage individuel y compris dans la pratique de loisir.

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