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Ma.35 - Neuroarthropathie diabétique : un cas exceptionnel de genou de Charcot chez une femme de 26 ans
C Jacquemin (1); N Petitdidier (1); C Droumaguet (1); K Dawidowicz (1); M Cavet (1); C Ajzenberg (1); X Chevalier (1); - (1) Créteil - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

La neuroarthropathie diabétique touche habituellement le pied et la cheville. L’atteinte du genou est exceptionnelle. Moins de 20 cas ont été rapportés dans la littérature. Nous en rapportons un nouveau cas.

Cas Clinique

Une femme de 26 ans souffrait d’un diabète de type 1 insulinorequérant, longtemps mal équilibré en raison de problème d’observance et compliqué de rétinopathie, néphropathie et neuropathie. Un an auparavant le diagnostic de pied de Charcot à droite avait été retenu et la patiente traitée par un plâtre pendant 2 mois.
Lors de la reprise de l’appui, elle se plaignait de douleurs modérées d’apparition progressive, en charge, de la face interne du genou droit. 6 mois après, l’examen clinique objectivait un genu varum, un épanchement articulaire de formule mécanique et une laxité interne du genou droit. Il existait une hypoesthésie des membres inférieurs remontant jusqu’à mi-cuisse et une aréflexie tendineuse. La radiographie et le scanner montraient une fracture et un enfoncement du plateau tibial interne droit, d’allure ancienne avec des signes de reconstruction (figure 1).
Le diagnostic de genou de Charcot a pu être retenu, favorisé par la reprise de l’appui au décours d'une immobilisation pour un pied de Charcot. La patiente a été immobilisée par une attelle amovible associée à une décharge stricte.
Figure 1.

Discussion

L’aspect de fracture-enfoncement du plateau tibial interne est, dans ce contexte, très caractéristique d’un genou de Charcot à l’instar des cas rapportés dans la littérature. L’atteinte du genou succède habituellement à une atteinte du pied homolatéral. La physiopathologie semble résulter de la combinaison de neuropathies à la fois sensitive, motrice et végétative responsables d’une fragilité osseuse locale, de déficits musculaires et d’une perte de la proprioception, facteurs de microtraumatismes et in fine d’une fracture pathologique.
Le caractère indolore des lésions et la rareté de cette localisation peut être à l’origine d’un retard de prise en charge. L’immobilisation reste le seul moyen de prévenir les déformations définitives. Les autres modalités thérapeutiques médicales ou chirurgicales ne sont pas consensuelles.

Conclusion

La neuroarthropathie du diabète peut exceptionnellement toucher le genou. C’est une affection grave dont le meilleur traitement est préventif et consiste en l’équilibre strict du diabète.

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