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Ma.12 - Suivi clinique et fonctionnel des patients hospitalisés pour arthrite septique : étude rétrospective monocentrique
E Gaigneux (1); N Asseray (1); S Touchais (1); Y Maugars (1); B Le Goff (1); - (1) Nantes - France;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les arthrites septiques sont des infections rares pouvant compromettre le pronostic vital et fonctionnel. Si la prise en charge initiale a déjà été bien étudiée, il existe peu de données sur le suivi médical et rééducatif de ces patients après leur sortie d’hospitalisation. L’objectif de notre étude était de décrire le devenir fonctionnel et radiologique des patients porteurs d’arthrites septiques.

Patients et Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement 78 dossiers de patients hospitalisés pour arthrite septique au CHU de Nantes au cours de l’année 2012. Parmi ces dossiers, 38 patients avaient une arthrite septique sur articulation native. Les radiographies standards ont été évaluées avec une cotation des pincements (0-4) et des érosions (0-5) (score total de 0 à 9) selon une échelle semi-quantitative dérivée du score de Sharp.

Résultats

Les patients étaient âgés en moyenne de 60,4 ans (18 à 92 ans). Ils étaient pris en charge en orthopédie (47.4%), maladies infectieuses (28.9%) ou en rhumatologie (21.1%). L’articulation la plus fréquemment atteinte était le genou (23,7%) suivi des métatarso-phalangiennes (18,4%), épaules (15,8%), et chevilles (15,8%). Le germe le plus fréquent était le Staphylocoque aureus (31,6%) puis le streptocoque (13.2%). Il existait une contamination directe dans 31.6% des cas et systémique dans 68.4% des cas. La durée moyenne d’antibiothérapie était de 6.8 semaines (2 à 18 semaines). 71% des patients ont été opérés (lavage articulaire : 44,7% ; synovectomie : 10,5% ; prothèse : 10,5%, ou amputation : 7,9%). Deux patients sont décédés et 7 ont été perdus de vue. Le suivi était disponible pour 76 % des patients (n = 29). Parmi ces patients, 72% (n = 21) sont rentrés directement à domicile, 14% sont allés en MPR et autant en convalescence. Parmi les patients rentrés au domicile, seuls 19% ont eu des séances de kinésithérapie.
70% des patients ont eu une consultation de suivi hospitalière (65.8% par un chirurgien orthopédiste, 31.6% par un infectiologue, 21.1% par un rhumatologue), en moyenne 1.9 mois après leur sortie (1 à 5 mois). Des séquelles étaient rapportées chez 39.5% (n = 15) des patients (limitation articulaire, amputation, prothèse, retentissement fonctionnel avec appareillage). Cependant, l'évaluation des amplitudes articulaires n'étaient consignée que dans un quart des dossiers. Parmi les 12 patients ayant bénéficié d'un contrôle radiographique, 1 seul avait une radiographie normale. Pour les autres, les séquelles étaient minimes chez 5 patients (41.7%) (score 1-3), modérées chez 3 patients (25%) (score 4-6) et sévères chez 3 patients (ankylose complète de l’articulation). 2/3 des patients avaient une progression radiologique entre les radiographies initiales et de suivi.

Conclusion

Même si notre étude est limitée par son caractère rétrospectif, elle confirme que les arthrites septiques restent une pathologie sévère avec 2 patients décédés et près de 40 % gardant des séquelles fonctionnelles. Sur le plan radiologique, 1 patient seulement n’avait pas de séquelle et les destructions étaient sévères dans 25% des cas. Seuls 20% des patients avaient une prise en charge par kinésithérapie à l’issue de l’hospitalisation alors que celle-ci pourrait permettre une récupération fonctionnelle plus rapide. De plus, seuls 70 % ont bénéficié d’une consultation de suivi et moins de la moitié ont eu une radiographie de contrôle. Cette étude montre également que nous pourrions améliorer la prise en charge des patients porteurs d’arthrites septiques dans les suites de leur hospitalisation.

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