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Ma.108 - Prise en charge thérapeutique (médicale) des lombosciatiques communes : étude portant sur 74 patients
D Amri (1); K Baccouche (1); S Belghali (1); Z Alaya (1); H Zaglaoui (1); M Bouzaouech (1); N Bagane (1); E Bouajina (1); - (1) Sousse - Tunisie;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

La lombosciatique commune est une pathologie fréquente dont l’évolution est spontanément favorable : 95 % des patients guérissent sans intervention chirurgicale, mais dans un délai oscillant entre 1 et 12 mois. Pour raccourcir l’évolution, permettre la reprise d’activités sociales et professionnelles et éviter le passage à la chronicité, plusieurs solutions thérapeutiques ont été évaluées. Le but de notre travail est d'évaluer l'efficacité des traitements médicaux dans les lombosciatiques communes.

Patients et Méthodes

Il s'agit d'une étude rétrospective menée sur 74 patients suivis pour une lombosciatique commune colligés au service de rhumatologie entre janvier 2012 et août 2013.

Résultats

Il s'agit de 53 femmes et 21 hommes, l'âge moyen est de 58 ans (22-90 ans). Les comorbidités observées sont par ordre décroissant : le diabète dans 25 cas (33%), la dyslipidémie dans 22 cas (29%), l'hypertension artérielle dans 19 cas (25%) et l'insuffisance rénale dans 13 cas (17%). La LBS est unilatérale dans 64.9 % des cas et bilatérale dans 35,1 % des cas. Le trajet de la lombosciatique est : L5 dans 36 cas (48,6%), S1 dans 11 cas (14,9%) et mal systématisé dans 26 cas (35,1%). La cause de la sciatique est un canal lombaire rétréci dans 33 cas (44,6%), une hernie discale dans 23 cas (31%), une arthrose inter apophysaire postérieure dans 10 cas (13,5%) et un spondylolisthésis dans 8 cas (10,8%). L'examen neurologique révèle des signes déficitaires moteurs dans 8.1 % des cas. Les radiographies standard réalisées dans 97 % des cas montrent des signes indirects de canal lombaire rétréci dans 44,6 % des cas, une arthrose inter-apophysaire postérieure dans 13,5 % des cas, un spondylolisthésis dans 10,8% des cas et une discopathie dégénérative dans 9,5% des cas. Le recours au scanner lombaire est effectué dans 24,4 % des cas et l'IRM dans 14,8 % des cas (11 patients) en raison d'un doute diagnostic. En plus du repos et du traitement symptomatique : antalgique chez 58 patients (55,4 % pallier 1, 21,6% pallier 2) et AINS chez 25 patients, 61 des patients ont bénéficié d'infiltrations épidurale, 5 patients de bolus de solumédrol et 29 de rééducation fonctionnelle. Cette thérapeutique est à l'origine d'une nette amélioration clinique dans 79,7% des cas, en effet l'EVA douleur est passé de 8/10 à 3/10 en moyenne avec une nette amélioration du périmètre de marche.

Conclusion

La lombosciatique est une pathologie fréquente de nos jours, elle a un important retentissement socioéconomique et psychologique. Les infiltrations ne font pas partie du traitement de première intention, mais il nous parait légitime d'y recourir dans un second temps, en cas d'échec ou d'amélioration insuffisante.

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