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Di.75 - Le lupus érythémateux systémique : à propos de 78 cas
M Bouzaouache (1); K Baccouche (1); Z Alaya (1); H Zaglaoui (1); S Belghali (1); N Amara (1); E Bouajina (1); - (1) Sousse - Tunisie;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

Le lupus érythémateux systémique (LES) est une maladie autoimmune dotée d’un grand polymorphisme clinique. L’objectif de ce travail est de décrire le profil clinique et évolutif de cette maladie.

Matériels et Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective effectuée chez 78 patients hospitalisés dans notre service entre 1998 et 2012 et chez qui le diagnostic de LES a été retenu devant au moins 4 critères de l’ACR.

Résultats

Il s’agissait de 90% de femmes et de 10% d’hommes d’âge moyen de 40.4 ans, les limites d’âge étant de 14 à 80 ans. Dans 7% des cas un facteur déclenchant a été retenu : un contexte de post-partum chez 4 patientes, une prise d’alpha-méthyldopa chez deux autres et un choc psycho affectif chez une seule patiente. Une fièvre a été notée chez 41% des patients, une altération de l’état général dans 34% des cas. L’atteinte articulaire à type de polyarthrite était présente dans 91% des cas suivie par l’atteinte cutanée avec une photosensibilité dans 71% des cas, un érythème en aile de papillon dans 70% des cas, des ulcérations bucco-nasales dans 25% des cas et un phénomène de Raynaud dans 23% des cas. La biopsie cutanée est revenue positive dans 45 % des cas. Une néphropathie glomérulaire (NG) était présente chez 41% des patients. La ponction biopsie rénale avait objectivé une NG de stade IV dans 45% des cas, de stade III dans 34% des cas et enfin de stade II dans 21% des cas. Des manifestations cardiaques et pulmonaires étaient notées respectivement chez 27 et 11.5% des malades. L’atteinte neurologique s’était manifestée par des céphalées chez 10% des patients, un accident vasculaire cérébral (AVC) chez 5% des patients et des convulsions chez un seul malade. Les manifestations hématologiques étaient, par ordre décroissant : une anémie dans 83% des cas, une leucopénie dans 56% des cas, une lymphopénie dans 54% des cas et une thrombopénie dans 27% des cas. Un syndrome inflammatoire biologique était présent dans 90% des cas. Des anticorps anti DNA natifs ont été retrouvés chez 90% de nos malades également et une hypocomplémentémie dans 30% des cas. Chez 18% des malades, les anticorps anti phospholipides étaient positifs. Sur le plan thérapeutique on a eu recours à la corticothérapie dans 94% des cas, aux antipaludéens de synthèse dans 70% des cas, aux antiinflammatoires non stéroïdiens dans 25% des cas et aux immunosuppresseurs dans 6% des cas. Quatre malades ont bénéficié de bolus mensuels de cyclophosphamide. L’évolution a été favorable chez environ 80% des patients. 20% ont connu des complications graves : 6 cas d’ostéonécrose de la tête fémorale, 4 cas de choc septique dont 3 compliqués de décès, 4 cas d’AVC, 3 cas de myocardite et une thrombophlébite cérébrale.

Discussion

Notre étude confirme le polymorphisme clinique du LES et sa grande similitude avec ce qui a été décrit dans la littérature. Le LES est une pathologie de la femme jeune d’âge moyen. Ses manifestations sont le plus souvent cutanées et articulaires. L’atteinte rénale est à redouter vue sa fréquence : 41% dans notre série ainsi que les complications, liées certes à l’atteinte hématologique de la maladie, mais aussi aux traitements lourds immunodépresseurs.

Conclusion

Le LES reste une pathologie de la femme jeune. Sous traitement adapté l’évolution est souvent favorable, cependant des complications graves, notamment rénales et infectieuses sont à redouter.

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