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Lu.180 - Ostéoporose et spondylarthrite ankylosante
I Belhadj Youssef (1); K Baccouche (1); Z Alaya (1); S Belghali (1); H Zaglaoui (1); E Bouajina (1); - (1) Sousse - Tunisie;
26ème Congrès
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Résumé
Introduction

Parallèlement au phénomène de constitution osseuse au cours de spondylarthrite ankylosante une perte osseuse intéressant surtout les vertèbres et le col de fémur a été souvent mise en évidence. Le but de notre travail est de déterminer la relation entre la sévérité de l’atteinte clinique, biologique et radiologique et la survenue d’ostéoporose et de discuter les nouvelles thérapeutiques.

Patients et Méthodes

Notre étude prospective a porté sur 26 patients atteints de spondylarthrite ankylosante hospitalisés au service de rhumatologie sur une période de 15 ans (1998-2013). Des paramètres anthroprométriques ont été évalués (âge, sexe, IMC). L’activité de la maladie a été appréciée par BASDAI et biologiquement par CRP. Les indices de BASFI et de Lequesne ont été calculés chez nos patients. L’ostéoporose a été mesurée par ostéodensitométrie.

Résultats

L’âge moyen de la population d’étude était de 40.86 ans dont 77% hommes et 33% femmes. L’IMC moyen était 22.7 Kg/m2. L’âge de diagnostic de SPA est en moyenne 35 ans et l’ostéoporose a été déclarée après deux ans en moyenne. 30 % de la population était sous corticoïdes. Les scores de BASDAI, BASFI, Lequesne étaient respectivement de 57, 65.8 et 13.2. Le syndrome inflammatoire biologique a été trouvé chez 70% de notre population d’étude. La moyenne de la VS et de la CRP est respectivement 70.22 et 35.45. Les anomalies radiographiques au bassin (coxite, sacroiliite) ont été observées dans 90% des cas, au rachis (syndesmophytes, mise en carré des vertèbres) dans 65% des cas. Les facteurs associés à l’ostéoporose de façon non significative étaient un poids et un IMC bas ; une CRP, un BASDI, un BASFI et un indice de lequesne élevés. La sévérité radiologique semblait à l’origine de l’augmentation du risque d’ostéoporose dans notre population d’étude : la moitié des patients ostéoporotiques avait une coxite à et 57% parmi eux ont des syndesmophytes à la radiologie mais cette association est non significative. Chez 80 % de nos malades l’ostéoporose touchait la région lombaire. La moyenne de T score au rachis et au fémur est respectivement -3,2 et -2,06. Sur le plan thérapeutique, la plupart des patients ont été mis sous anti-inflammatoire non stéroïdiens et antalgiques et dans 30% sous biothérapie.

Conclusion

Notre étude démontre que l’ostéoporose est fréquente chez les patients ayants un faible poids et une SPA active et sévère sur les plans symptomatique et structural et ceci en dehors des autres facteurs de risque d’ostéoporose. Ainsi, le dépistage systématique de l’ostéoporose trouvait son importance chez les patients SPA, en particulier les formes actives. Le traitement repose sur une modulation des phénomènes inflammatoires et du remodelage osseux.

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