Poster électronique

Me.79 - Effet du traitement Rituximab sur les lymphocytes T régulateurs chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde
V Despert (1); A Perdriger (1); C Brinster (1); - (1) Rennes - France;
21ème Congrès
Poster
2,5
2 votes.
Vu 100 fois.
Résumé
Introduction

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une pathologie auto-immune caractérisée par la présence d'anticorps circulants dirigés contre des antigènes de l'organisme, et par la sécrétion de cytokines pro inflammatoires par les lymphocytes T activés. Actuellement, les traitements dirigés contre la molécule CD20 présente sur les lymphocytes B (Rituximab), et provoquant leur déplétion, s'avèrent très prometteurs chez des patients résistants aux autres traitements comme les anti-TNF-α. Les lymphocytes T régulateurs jouent un rôle dans la tolérance immunologique en contrôlant la réponse immunitaire dirigée contre les antigènes du soi et en inhibant la prolifération et la production de cytokines des lymphocytes T activés. Dans la PR, il a été montré qu'il existe un déficit quantitatif et fonctionnel des lymphocytes T régulateurs circulants. Notre objectif ici a été d'évaluer l'effet du traitement anti-CD20 sur le nombre et la fonctionnalité des lymphocytes T régulateurs circulants chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et résistants au traitement anti-TNF-α.

Matériels et Méthodes

Nous avons inclus 8 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, résistants aux anti-TNF-α, comparés à une cohorte de 7 volontaires sains. Avant chaque perfusion d'anti-CD20 puis à 4 et 8 mois de traitement, nous avons analysé les paramètres suivants : activité de la maladie par le score DAS 28, dosage des auto-anticorps, de la population lymphocytaire et de la CRP dans le sérum. Nous avons également réalisé un phénotypage et une quantification des lymphocytes T régulateurs circulants par cytométrie de flux avant et après traitement puis nous avons analysé l'effet suppressif de nos lymphocytes T régulateurs sur des lymphocytes T effecteurs allogéniques par un marquage au CFSE puis une cytométrie de flux.

Résultats

La fréquence des lymphocytes T régulateurs par rapport aux T CD4+ totaux avant traitement dans notre cohorte s'est avérée significativement plus faible que celle observée chez les volontaires sains. Après traitement par anti-CD20, nous avons constaté une amélioration du score DAS 28 et de la CRP, et une réduction des auto-anticorps, et bien sûr une déplétion totale des lymphocytes B. En revanche, nous n'avons pas retrouvé d'effet majeur sur la fréquence ou le nombre des lymphocytes T régulateurs, ni même sur leur fonctionnalité après traitement par anti-CD20. Néanmoins, il existe une diminution de la fréquence des lymphocytes T activés après traitement.

Discussion

L'implication du lymphocyte B dans la pathogénèse de la polyarthrite rhumatoïde parait confirmée puisque l'anti-CD20 semble inhiber le renouvellement et la production de novo des facteurs rhumatoïdes et des auto-anticorps. D'autre part, plutôt que d'agir sur les lymphocytes T régulateurs, la déplétion des lymphocytes B semble impliquée dans la diminution de la fréquence des lymphocytes T activés qui ainsi ne vont pas entretenir la cascade inflammatoire par leur sécrétion de cytokines.

Conclusion

Le traitement par anti-CD20 dans la PR ne semble pas avoir d'effet direct sur les lymphocytes T régulateurs comme attendu, mais plutôt sur les lymphocytes T activés.

remonter
51
Le poster a été trop consulté dans un laps de temps très court.
Fermer
Recherche
Par mot-clé : cliquez ici…
Congrès

Référence / Texte libre

Auteur

Réalisé par CYIM