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Lu.58 - Observations sur la prise en charge de l'ostéoporose post-ménopausique après fracture du poignet : expérience d'une filière de soins hospitalière
D Riccobono (1); C Jacquier (1); PY Chouc (1); - (1) Marseille - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

L'ostéoporose post-ménopausique a connu de considérables bouleversements durant ces 2 dernières décennies dans la compréhension de ces mécanismes, son dépistage et son traitement. Elle a acquis, par sa fréquence et sa gravité, le statut d'enjeu de santé publique. Toutefois, sa prise en charge reste insuffisante même après fracture. La fracture du poignet constitue un événement précoce dans l'histoire de l'ostéoporose et procice à un diagnostic. Nous avons voulu étudier l'intérêt d'une filière de soins hospitalière après une telle fracture et évaluer l'existence d'une éventuelle prise en charge extra-hospitalière.

Matériels et Méthodes

L'étude a porté sur les femmes de plus de 50 ans admises à l'hôpital pour fracture du poignet au cours de l'année 2005. Ces femmes étaient informées par le chirurgien orthopédiste de la relation possible entre la fracture et l'ostéoporose et se voyaient proposer une consultation spécialisée avec un rhumatologue. Au cours de celle-ci, un dépistage de l'ostéoporose était réalisé avec mesure de la densitométrie osseuse et recherche des facteurs de risque cliniques. Les femmes n'ayant pas été vues à cette consultation ont été contactées par téléphone afin d'apprécier les raisons de cette absence et l'existence d'une éventuelle prise en charge extra-hospitalière.

Résultats

101 patientes ont été incluses d'âge médian 67 ans.
45 se sont présentées à la consultation spécialisée ; 56% d'entre elles avaient un T-score < ou = à -2,5 DS. Une comparaison entre patientes ostéoporotiques et non ostéoporotiques permet de retrouver l'intérêt de facteurs de risque : âge, antécédents personnels de fracture et perte de taille. IMC faible et antécédents familiaux de fracture ne sont pas retrouvés comme facteur de risque.
55% des femmes ont échappé à la filière hospitalière. Le traitement de la fracture était dans ce groupe en majorité orthopédique (68%). Les raisons invoquées lors de l'enquête téléphonique pour expliquer l'absence de consultation spécialisée étaient : absence d'information donnée ou incompréhension des consignes (53%), désintérêt (5%), oubli et divers (6%), prise en charge extra-hospitalière (36%). Toutefois 45% de ces femmes ont eu une densitométrie osseuse en dehors de l'hôpital et 55% un traitement prescrit (souvent supplémentation vitamino-calcique seule).
L'analyse globale des 101 femmes révèle un taux de dépistage par ostéodensitométrie de 69%.

Discussion

L'étude des facteurs de risque de l'ostéoporose parmi les femmes vues lors de la consultation est, malgré les biais, conforme aux données de la littérature, même concernant IMC et antécédents maternels. L'impact d'une filière de soins avec un personnel dédié chargé de contacter les patientes est plus important que celui observé dans notre étude mais avec un coût supérieur. Après une information insistante en milieu hospitalier, la prise en charge par le médecin traitant est apparue déterminante.

Conclusion

Une filière de soins incluant le médecin traitant permettrait probablement d'améliorer le diagnostic d'ostéoporose après fracture du poignet.

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