Poster électronique

Me.58 - Pseudo-polyarthrite rhizomelique (PPR) à localisation pelvienne isolée, à propos du diagnostic différentiel
B Verlhac (1); Association Gériatrie et Rhumatologie - (1) Paris - France;
21ème Congrès
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Résumé
Introduction

Dans la PPR à localisation pelvienne isolée le syndrome algique myo-burso-articulaire ne touche que les lombes (bursite inter épineuse isolée ? (1) et la face antéro externe du haut des cuisses. Du fait de sa rareté le diagnostic et donc le traitement sont souvent retardés. Depuis les 8 cas rapportés par une enquête nationale (2) l'expression clinique est évocatrice mais il ne faut pas oublier le diagnostic différentiel...

Matériels et Méthodes

Devant un cas « cliniquement typique » de PPR pelvienne isolée, c'est le bilan biologique qui a redressé le diagnostic et évité une corticothérapie d'épreuve.

Cas Clinique

Un homme de 84 ans, consulte en juillet 07 pour des douleurs survenues depuis mai 07 touchant la région lombaire basse irradiant vers un trochanter puis les deux, d'apparition progressive, d'horaire plutôt inflammatoire et non aggravées par la marche, sans altération de l'état général. Les radiographies de hanche sont sans particularité mais on note des calcifications péri trochantériennes. A l'examen la raideur ressentie est constatée, avec sensibilité à la pression « en caleçon » . Il n'y a aucune douleur contre résistance de l'abduction des hanches en décubitus latéral. Ces douleurs sont résistantes aux AINS débutés initialement mais on ne pratique pas d'infiltration des moyens fessiers en particulier pour ne pas « fausser la biologie » .On conseille des pansements occlusifs AINS nocturnes. On est surpris par l'absence de syndrome inflammatoire : VS à 12 et CRP strictement normale. Par contre le reste du bilan retrouve une hypovitaminose D à 12 ng/ml donc quasiment en carence - surtout en été, sans hypocalcémie alors que la PTHi est encore normale. Par ailleurs TSH et CPK normales. Glycémie limite à 1,19g/l et insuffisance rénale (clairance calculée à 30,8 ml/mn) avec ionogramme normal. Les pansements occlusifs et la supplémentation vitaminique corrigent les symptômes. La surveillance a éliminé une élévation ultérieure de la VS et permis d'optimiser au mieux les apports en vitamine D (100 000 UI/ 3 mois), les pansements occlusifs AINS ont été nécessaires et efficaces une 2ème fois en février 2008.

Discussion

Cette pseudo PPR pelvienne isolée n'est donc à priori qu'une manifestation musculaire d'une carence en vitamine D associée à une tendinopathie chronique des moyens fessiers. Il n'y a pas toujours de signes d'inflammation au tout début, mais ici le critère de durée (plus d'1 mois) est respecté .Le diagnostic différentiel doit être systématique : tendino bursites, ostéomalacie, hypothyroïdie, myosites.

Conclusion

La PPR à forme pelvienne isolée existe et il faut y penser, pour éviter le retard diagnostic et l'installation d'une altération de l'état général. Néanmoins le diagnostic différentiel est impératif en particulier pour éviter une corticothérapie de maniement délicat et « à risque » chez le sujet très âgé.

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