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Ma.99 - Caractéristiques cliniques du lupus érythémateux disséminé chez l’homme : étude de 301 patients lupiques
E Dahan (1); JF Kleinmann (1); E Chatelus (1); JL Kuntz (1); R Javier (1); C Sordet (1); JE Gottenberg (1); J Sibilia (1); - (1) Strasbourg - France;
21ème Congrès
Poster
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Résumé
Objectif

Le lupus érythémateux disséminé (LED) affecte environ 9 femmes pour 1 homme. Nous avons comparé la présentation clinique et biologique, très mal connue, des LED masculins à celle des patientes lupiques.

Patients et Méthodes

Tous les patients ayant un LED selon les critères ACR 2007 et hospitalisés dans le service de Rhumatologie du CHU de Strasbourg entre 1993 et 2008 ont été inclus dans cette étude transversale. Les hommes lupiques ou leur médecin traitant ont tous été recontactés par téléphone.

Résultats

37 hommes et 264 femmes atteints de LED ont été étudiés.
- Caractéristiques démographiques. Il n'y avait pas de différence significative concernant le délai diagnostique moyen (3,1 ans chez les hommes vs 3 ans chez les femmes), ou l'âge moyen au diagnostic (42,1 vs 36,5 ans).
- Caractéristiques cliniques. La fréquence de l'atteinte de la peau, des séreuses, du système nerveux central, du cœur, des poumons, et de l'atteinte hématologique, était identique entre hommes et femmes. L'atteinte articulaire, définie par l'existence d'arthralgies d'horaire inflammatoire et/ou d'arthrites, était moins fréquente chez l'homme (62,2% vs 80,7%, chez la femme, P  = 0,02). En revanche, l'atteinte glomérulaire était plus fréquente au cours du lupus masculin (29,7% de glomérulonéphrite de stade II à V à la biopsie rénale vs 13,3% chez les femmes, P = 0,02).
- Caractéristiques immunologiques Le profil immunologique (présence d'anticorps anti-ADN natifs, anticorps anti-cardiolipines) était similaire.
Traitements immunosuppresseurs et évolution. L'utilisation d'un traitement immunosuppresseur (mycophénolate mofetil, cyclophosphamide, azathioprine, immunoglobulines intraveineuses) était plus fréquente chez l'homme que chez la femme (33,3% vs 15,4%, P = 0,056). 8,1% des hommes lupiques sont décédés. La mortalité des femmes lupiques est en cours d'évaluation.
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Conclusion

Cette étude démontre que la présentation du LED chez l'homme est différente de celle du LED féminin : moindre atteinte articulaire, plus grande prévalence de l'atteinte glomérulaire histologiquement prouvée. L'utilisation plus fréquente des immunosuppresseurs, la plus grande fréquence de l'atteinte rénale, de mauvais pronostic au cours du LED, et l'importante mortalité, suggèrent une plus grande gravité chez l'homme. Enfin, ces caractéristiques cliniques différentes chez l'homme et la femme ayant un LED évoquent des mécanismes physiopathologiques différents.

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