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Ma.144 - Évaluation de la consolidation osseuse dans des cas de pseudarthroses résistante des os longs traités par adjonction de BMP 7
L Obert (1); A Couesmes (1); D Lepage (1); L Rheby (1); G Leclerc (1); J Pauchot (1); Y Tropet (1); P Garbuio (1); - (1) Besançon - France;
20ème Congrès
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Résumé
Introduction

L'utilisation de Bone Morphogenetic Protein 7 (BMP 7 - Osigraft®- Stryker) dans la pseudarthrose des os longs est considérée comme sure et efficace au vu des études sur l'animal ainsi que chez l'homme. Cependant, une seule étude clinique randomisée a été réalisée chez l'humain avec une équivalence de résultat en terme de consolidation, l'Osigraft® étant comparée à l'autogreffe. L'objectif de ce travail rétrospectif préliminaire était de savoir si l'adjonction d'Osigraft®, en plus des autres moyens classiques de prise en charge d'une pseudarthrose d'un os long permettrait de stopper les procédures et d'obtenir une consolidation.

Résultats

16 patients d'âge moyen de 45,4 ans (23-70) ont pu être suivis. Il existait 7 pseudarthroses du fémur, 6 pseudarthroses du tibia, et 3 pseudarthroses de l'humérus. 4/16 patients avaient plus de 60 ans. 6/16 patients étaient fumeurs au moment de la fracture, du diagnostic de pseudarthrose et de la mise en place de l'Osigraft®. 9/16 patients avaient présentés initialement une fracture ouverte Cauchoix 2 ou 3. Dans 7/16 cas la pseudarthrose était septique lors de la mise en place de l'Osigraft®. 12/16 cas ont consolidés avec un délai moyen de 12 mois (4-21). Aucune reprise du sepsis n'a été notée. Les 4 échecs sont constitués par : une pseudarthrose de l'humérus septique opérée 6 fois (Osigraft® mise en place après échec d'un péroné vascularisé), une pseudarthrose de jambe opérée 10 fois (Osigraft® mise en place après échec d'un péroné vascularisé, en percutané). Dans ces 2 cas une réaction cutanée à type d'eczéma avec prurit autour du 10 ème jour post Osigraft® a été observée. Le tableau clinique aurait pu aussi être étiqueté « reprise infectieuse » mais le sepsis n'a jamais repris. Le troisième cas est un défect osseux fémoral de 8 cm traité en urgence par technique de Masquelet avec adjonction de 2 doses d'Osigraft® : une lyse complète de la greffe a été observée après sa mise en place à 3 mois. Le quatrième cas est un défect osseux tibial de 5 cm lui aussi traité par technique de Masquelet chez un patient ayant repris l'appui trop vite et présentant une hypothyroïdie majeure. Le nombre de jours d'hospitalisation et d'intervention avant la mise en place de l'Osigraft® étaient respectivement de 39,6 jours (4-111) et de 2,6 intervention par patient. Après la mise en place de l'Osigraft® le nombre de jours d'hospitalisation et d'intervention étaient respectivement de 13,3 jours (3-27) et de 1,4 intervention par patient. Enfin dans la série globale si le délai entre la fracture et la consolidation était de 44,7 mois (9-127), le délai pour obtenir la consolidation à partir de la mise en place de l'Osigraft® n'était plus que de 12 mois (5-21).

Conclusion

Il faut prendre le temps d'analyser précisément les échecs et les consolidations obtenues afin de rendre à chaque acteur de la consolidation osseuse sa responsabilité.

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