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Ma.35 - Comparaison de la qualité de vie de femmes ostéoporotiques et diabétiques au sein d’un échantillon représentatif de la population française
FE Cotté (1); C Roux (2); P Fardellone (3); E Lespessailles (4); F Nachit-Ouinekh (1); P Demol (5); AF Gaudin (1); - (1) Marly le Roi - France; (2) Paris - France; (3) Amiens - France; (4) Orléans - France; (5) Garches - France;
20ème Congrès
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Résumé
Introduction

L'ostéoporose représente un objectif de santé publique majeur. En France, l'incidence annuelle des fractures ostéoporotiques chez la femmes ménopausée s'élève à au moins 150 000 [1]. De nombreuses études ont montré l'impact négatif de ces fractures sur la qualité de vie (QdV). Cependant, il existe peu de données de comparaison avec la QdV de femmes en population générale ou présentant d'autres pathologies chroniques comparables.
L'étude avait pour but d'évaluer, au sein d'une population représentative de femmes âgées de 45 ans et plus, la qualité de vie des femmes ostéoporotiques avec ou sans antécédent de fracture et de les comparer avec des femmes diabétiques et un groupe contrôle.

Matériels et Méthodes

Cette étude épidémiologique observationnelle transversale a été effectuée dans un échantillon représentatif de la population générale constituée selon une méthode d'échantillonnage aléatoire stratifiée (âge, sexe, groupe socio-professionnel). L'enquête a été réalisée par des entrevues à domicile en tête à tête, fin 2006. Ces entrevues consistaient en un screening systématique de cinq pathologies dont l'ostéoporose et le diabète de type 2 (DT-2). La qualité de vie (QdV) était ensuite évaluée à partir du questionnaire validé SF-12® dans ces groupes pathologiques ainsi que dans un groupe dit de contrôle. Le groupe ostéoporose concernaient uniquement les femmes de 45 ans et plus et a été scindé en deux sous-groupes selon la présence ou non d'un antécédent de fracture. Parmi le groupe « DT-2 » et le groupe « contrôle », ont été exclues de l'analyse les femmes de moins de 45 ans ainsi que celles présentent dans plusieurs groupes à la fois.

Résultats

Dans l'échantillon interviewé de 10 038 sujets, il y avait 2 613 femmes de 45 ans et plus dont 101 dans le groupe « ostéoporose avec fracture » (69,3 ± 10,6 ans), 133 dans le groupe « ostéoporose sans fracture » (66,7 ± 9,6 ans), 217 dans le groupe « DT-2 » (65,3 ± 11,1 ans) et 232 dans le groupe « contrôle » (60,0 ± 12,2). L'analyse univariée des groupes a montré des différences significatives (p<0,001) sur l'âge et les comorbidités. Un ajustement a donc été nécessaire. Les scores résumé physique du SF-12 chez les femmes de 45 ans et plus dans les groupes envisagés étaient les suivants (moyenne, [IC 95 %] ) : ostéoporose avec fracture (38,2, [35,7 ; 40,7] ) ; ostéoporose sans fracture (45,9, [43,9 ; 48,0] ) ; DT-2 (41,2, [39,6 ; 42,8] ) ; contrôle (46,0 [44,5 ; 47,4] (p<0,001).

Conclusion

Cette étude montre que la QdV des femmes ostéoporotiques sans fracture est équivalente à celle d'un groupe contrôle dans la population générale. Au contraire, sur le plan physique, les femmes ostéoporotiques fracturées ont une Qdv diminuée par rapport à celles atteintes de DT-2 (différence numérique) et à celles du groupe contrôle (différence statistiquement significative : p<0,001). Ces résultats soulignent l'importance de la prévention de la première fracture chez la femme atteinte d'ostéoporose.

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