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Ma.09 - Les calcifications discales
M Bossert (1); A Lohse (1); D Siegfried (1); JC Balblanc (1); - (1) Belfort - France;
20ème Congrès
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Résumé
Introduction

Les calcifications discales (CD) sont d'observation fréquente et réputées bénignes. A la faveur d'observations nous faisons le point à leur propos.

Patients et Méthodes

Nous avons colligés 6 observations de patients hospitalisés sur 6 mois dans le service et présentant des calcifications discales aux radiographies rachidiennes. Leurs caractéristiques figurent dans la tableau ci dessous et sont comparées aux données de la littérature.

Résultats

sexe âge localisation nombre images associées symptome étiologie
M 84 thoracique diffus 9 ponts osseux non hyperostose
M 77 T12-L1 1 pont osseux, pincement  discal, fracture vertébrale L1 non dégénératif
F 62 T11-T12 1 pincement discal non dégénératif
F 59 L2 à S1 4 pont osseux L2-L3 et ostéocondensation plateau L2 lombalgies mécaniques non
M 38 thoracique moyen et bas, lombaire 9 discopathies avec vide discal, pincement, érosions rachialgies diffuses, raideur ochronose
F 82 thoracique haut, lombaire 4 pincements discaux rachialgies diffuses chondrocalcinose articulaire

Discussion

Dans une étude sur 233 cadavres la fréquence des CD est de 48% chez la femme et 87% chez l'homme, représentant 13% des 3568 disques examinés, alors que de telles anomalies sont observées sur 6% des radiographies pulmonaires ou d'abdomen sans préparation. C'est l'annulus fibrosus qui est concerné dans 60 à 90% des cas. Il semble exister une corrélation avec le pincement discal et l'âge mais pas avec des signes de vide discal, la présence d'ostéophytes ou d'anomalie des plateaux.
Trois types de CD peuvent être distingués : 1/ associées à une pathologie générale et une atteinte discale (ochronose, hémochromatose, hyper parathyroïdie, amylose, acromégalie, hémodialysés, intoxication à la Vit D) 2/ disparition des contraintes discales (spondylarthrite ankylosante, arthrite chronique juvénile, myosite ossifiante, hyperostose, poliomyélite, arthrodèse chirurgicale, Syndrome de Klippel feil) 3/ idiopathiques le plus souvent associées à un pincement discal.
L'aspect IRM habituel est un hyposignal T1 et T2, des aspects en hyper signal T1 ont été décrits et semblent correspondre à des CD récentes.

Conclusion

Les calcifications discales sont fréquentes, le plus souvent asymptomatiques et liées à des pathologies mécaniques. Il est cependant indispensable, par des moyens simples cliniques ou radiologiques, de défausser des étiologies nécessitant une prise en charge spécifique au moins chez les sujets jeunes.

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