Poster électronique

Ma.86 - Pneumopathie organisée après traitement par rituximab : à propos de 2 observations
M Soubrier (1); G Jeannin (1); A Tournadre (2); JL Kémény (1); JJ Dubost (1); JM Ristori (1); - (1) Clermont-Ferrand - France; (2) Cébazat - France;
20ème Congrès
Poster
0
0 votes.
Vu 65 fois.
Résumé
Introduction

La toxicité pulmonaire du Rituximab semble exceptionnelle. Trois observations de pneumopathie organisée (PO anciennement dénommées BOOP) ont été rapportées lors du traitement de lymphomes. Nous avons observé deux cas. L'une est survenue chez une patiente traitée pour une polyarthrite rhumatoïde (PR) l'autre chez une patiente traitée pour une maladie de Castleman.

Observation

Obs 1. Madame C., 64 ans, a une PR érosive séropositive qui a débuté en 2002. A l'age de 25 ans elle a eu un déficit des deux membres inférieurs (dossier non retrouvé). Elle a été traitée par Méthotrexate (MTX) puis par Léflunomide puis par une association MTX Anakinra et corticoides. En Octobre 2006, la PR restait active (DAS 28 : 5,7). En raison des antécédents neurologiques pouvant faire suspecter une pathologie démyélinisante, un traitement par anti-TNF-a était récusé. Un traitement par Mabthera était réalisé (2 perfusions de 1 g à 15 jours d'intervalle précédées de 100 mg de Methylprednisolone). A la 24ème semaine, sous MTX15 mg et 10 mg de prednisolone, la PR était en rémission (DAS : 2.8) mais depuis 3 semaines elle avait une toux sèche avec des douleurs thoraciques, sans fièvre. La radiographie montrait des opacités alvéolaires bilatérales confirmées par le scanner . Les explorations fonctionnelles respiratoires étaient normales. Le lavage broncho-alvéolaire retrouvait un Hémophilus influenzae traité par amoxicilline acide clavulanique. La persistance des signes clinique motivait une biopsie sous vidéo-thoraco-scopie. Celle-ci montrait la présence de bourgeons fibreux inflammatoires dans la lumière des bronchioles qui faisait retenir le diagnostic de PO. Une corticothérapie (prednisolone 40 mg) était instituée. Un mois après la patiente était asymptomatique et il existait une diminution des opacités pulmonaires.
Obs 2. Une femme de 55 ans a, depuis 1970, une PR. En 2001 sont apparues une vascularite urticarienne, une hyper-éosinophilie et de volumineuses adénopathies (ADP) inguinales, axillaires, rétro-péritonéales et pelviennes. Un pseudo-lymphome sous Méthotrexate a été évoqué et, à l'arrêt du traitement, les ADP ont lentement régressé puis ont récidivé à 2 reprises avec régression spontanée. En juillet 2004 La biopsie d'une ADP a fait retenir le diagnostic de maladie de Castleman. En l'absence de régression spontanée, un traitement par Rituximab (500 mg une fois par semaine pendant 4 semaines précédés de 100 mg de Methylprednisolone) était débuté en juin 2005. A 4 mois, toutes les ADP étaient infracentimétriques mais on constatait l'apparition de foyers de condensation alvéolaire, de 1 à 2 cm (7 à droite, 3 à gauche) péri-vasculaires, à contours flous, associés à des plages en verre dépoli. Lors de la mini-thoracotomie, de multiples nodules indurés étaient constatés dans les trois lobes. L'examen d'un nodule était en faveur d'une PO. La prednisone (0,75 mg/kg) entraînait la régression des images pulmonaires. Au 9ème mois, sous 7.5 mg de Prednisone, on constatait la réapparition d'images pulmonaires.

Conclusion

Les manifestations cliniques, radiographiques de la PO sont protéiformes et le diagnostic de certitude ne peut être porté que par l'étude histologique. Le caractère parfois asymptomatique, nous semble devoir justifier, la réalisation d'une radiographie pulmonaire avant la réadministration de Mabthera.

remonter
46
Le poster a été trop consulté dans un laps de temps très court.
Fermer
Recherche
Par mot-clé : cliquez ici…
Congrès

Référence / Texte libre

Auteur

Réalisé par CYIM