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Ma.139 - Prévalence et influence de l’hypoparathyroïdie fonctionnelle dans la survenue de fractures de fragilité dans une population de femmes ménopausées
A Amouzougan (1); F Chopin (2); B Gerbay Meyrieux (2); E Ollagnier (2); P Collet (2); T Thomas (2); - (1) Saint-Étienne - France; (2) Saint Étienne - France;
20ème Congrès
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Résumé
Introduction

L'insuffisance en vitamine D (IVD) est fréquente dans la population générale y compris dans les pays ensoleillés et chez les adolescents. Cette prévalence est très élevée dans la population de femmes ménopausées ostéoporotiques ou non, ou encore aux femmes âgées vivant en institution. Il est classiquement admis que L'IVD entraîne une hyperparathyroïdie secondaire, avec un retentissement sur le remodelage osseux. Il apparaît cependant qu'une proportion non négligeable d'individus en situation d'IVD (définie pour une valeur de 25OHD < 20ng/ml) n'ont pas d'hyperparathyroïdie secondaire, situation qualifiée d'hypoparathyroïdie fonctionnelle (HF).

Nous avons cherché à évaluer la prévalence de cette dernière et son influence sur la survenue de fractures de fragilité dans une population de femmes ménopausées, ostéoporotiques avec fractures périphériques.

Patients et Méthodes

Etude transversale qui a porté sur 253 femmes de plus de 50 ans, d'âge moyen 72,4 +/- 12.5 ans. Il s'agit de femmes admises dans notre établissement hospitalier pour une fracture à faible énergie du poignet, de l'extrémité supérieure du fémur ou de l'extrémité supérieure de l'humérus et prises en charge dans une filière de soins de l'ostéoporose entre juin 2003 et mai 2007. Ellesont eu notamment une mesure de DMO à la hanche et au rachis par DXA, des explorations biologiques phosphocalciques et un avis spécialisé. La filière comporte un total de 1098 femmes parmi lesquelles ont été exclues successivement, n = 151 pour cause de décès ou d'absence au rendez-vous de consultation ou de refus de consentement, n = 160 pour des valeurs anormales de TSH et de créatininémie et pour la prise de L-thyroxine, bisphosphonate, ranélate de strontium et par calcium/vitamine D et n = 534 pour l'existence de non-indications à la mesure de la DMO (grand âge, démence, état grabataire, pathologies lombaires et des hanches).Une comparaison des moyennes +/- DS a été faite par le test t de Student. Une analyse de covariance avec Post hoc test de Fisher a été faite et p<0.05 est considéré comme significatif.

Résultats

62.5% de la population avait une IVD et il existait bien une corrélation inverse significative entre la vitamine D et la PTH dans la population totale et parmi les femmes avec IVD. Pourtant, 81% d'entre elles avaient une PTH normale (groupe IVD-N, n = 134). Il n'y avait pas de différence statistiquement significative entre le groupe IVD-N et le groupe de femmes avec IVD et PTH élevée (groupe IVD-E, n = 31) pour l'âge, la taille, le poids, la calcémie, la phosphorémie, les crosslaps sériques et la densité minérale osseuse au rachis et à l'extrémité supérieure du fémur. La valeur moyenne de vitamine D était significativement plus élevée (p<0.05) dans le groupe IVD-N que dans le groupe IVD-E mais significativement plus basse que pour le groupe de femmes avec vitamine D normale (groupe NVD). La PTH était significativement plus élevée dans le groupe IVD que dans le groupe NVD.

Conclusion

Nos données révèlent une prévalence importante d'HF dans une population de femmes âgées présentant une fracture de fragilité périphérique. Elles ne suggèrent donc pas que ce profil métabolique a un effet protecteur sur la survenue de ces fractures. Des travaux ultérieurs dans une population non fracturée permettront de répondre plus formellement à cette question.

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