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Lu.46 - Devenir des traitements concomitants après initiation d’un traitement par anti-TNF alpha et possibilité de réduction de dose des anti-TNF alpha dans la polyarthrite rhumatoïde en pratique clinique
R Seror (1); L Gossec (1); M Dougados (1); - (1) Paris - France;
20ème Congrès
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Résumé
Objectif

Déterminer l'impact de l'initiation d'un traitement anti-TNF sur les traitements concomitants et analyser la possibilité de réduire les doses d'anti-TNF, chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR).

Patients et Méthodes

Ont été inclus, dans cette étude monocentrique rétrospective, tous les patients atteints de PR, suivis dans notre service, ayant débuté un premier traitement par anti-TNF entre janvier 2004 et décembre 2006 et ayant un suivi minimum de 3 mois. Les doses des traitements avant et après initiation des anti-TNF ont été comparées à l'aide de tests appariés.

Résultats

Une recherche systématique sur la base de donnée informatisée incluant tous les patients du service, a retrouvé 645 patients dont le dossier mentionnait des anti-TNF. 110 patients remplissaient les critères d'inclusion (90 femmes/20 hommes, âge moyen : 42.1±14.4 ans, durée moyenne d'évolution de la PR : 10.6 ±10.2 ans, 85% FR positifs). Les patients avaient reçu en moyenne3.2±1.3 traitement de fonds antérieurs.
L'infliximab a été prescrit chez 5 (4.6%) patients, l'etanercept chez 70 (63.6%) et l'adalimumab chez 35 (31.8%). A l'initiation de l'anti-TNF, un traitement de fond classique était associé chez 90 patients (81.8%) : méthotrexate chez 76 (69.7%), léflunomide chez 7 (6.4%).Le suivi moyen après l'initiation des anti-TNF a été de 16.0±9.4 mois.
La dose journalière de prednisone a été diminuée chez 62 patients (78%), cette réduction n'a été suivie d'une poussée de la PR que dans 6 cas.
La posologie du traitement de fond a pu être réduite chez 30 (33%) patients en moyenne 9.6±6.4 mois après l'initiation des anti-TNF, 10 patients ont pu arrêter leur traitement de fond. Au moment où la posologie du traitement de fond a été réduite, le DAS 28 moyen était de 2.80 ±0.71 (vs 4.58 ±1.0 à l'initiation ; p<.0001). La corticothérapie avait déjà été diminuée ou arrêtée chez 14 patients. Après la réduction de dose du traitement de fond, seulement 2 patients ont eu une poussée de leur PR. Par ailleurs, la posologie du traitement de fond a du être augmentée chez 11 malades avec un gain d'efficacité chez 6 d'entre eux.
24 (22%) patients ont pu diminuer leur dose (ou augmenter l'intervalle des injections) d'anti-TNF (etanercept (n = 22), adalimumab (n = 2) ), en moyenne 14.2±7.8 mois après l'initiation des anti-TNF. Le DAS 28 moyen était de 1.89 ±0.68 (vs 4.58 ±1.0 à l'initiation ; p<.0001). La dose de prednisone et du traitement de fond associée avait été diminuée avant celle de l'anti-TNF respectivement chez 12 and 8 patients. Une poussée de la PR a été observée après réduction de dose chez 4 patients.

Traitement

Dose initiale

(mg/j or sem)

Dose minimale

(mg/j or sem)

p-value

Prednisone n=79

5.76± 4.62

3.02±3.18

<0.0001

Methotrexate n=76

13.29±3.94

10.70±4.95

0.0028

Leflunomide n=7

17.14± 4.88

15.56±7.26

0.5

Conclusion

Notre étude montre qu'en pratique clinique les anti-TNF permettent une réduction des doses de prednisone et de méthotrexate chez respectivement 78 et 28% des patients. Les doses d'anti-TNF ont pu être diminuées chez 22% des patients. De plus, après réduction des traitements seulement une minorité de patients ont eu une poussée de leur PR.

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